Cet été, j’ai eu l’énorme chance de pouvoir assister au festival de Dour, les 2 premiers jours, pour présenter la campagne “Cultivons” d’Oxfam en invitant les festivaliers à prendre une photo symbolique contre les accaparements de terres. J’étais accompagné de mon ami François, et nous sommes partis de Soignies dans un train bondé de festivaliers. Une fois arrivé sur place, nous avons reçu nos pass et mangé un petit bout au stand Oxfam puis nous nous sommes mis au travail ! L’avantage de travailler en début de festival, c’est que généralement les gens sont plus réceptifs, en forme et pas trop déchirés. Le terrain est encore convenable, et les gens n’hésitent pas à faire le tour du coin ONG et associations.
Nous avions monté tout un petit plan stratégique afin d’être le plus efficace possible. Deux ou trois personnes allaient directement dans l’allée principale interpeller les gens, pendant que 2 autres bénévoles restaient au stand, l’un tenant l’appareil photo, l’autre restant pour accueillir les festivaliers intéressés par la campagne.
Évidemment, on changeait les rôles assez régulièrement. Même si certains peuvent parfois avoir du mal à aller à la rencontre des gens (ce qui était plutôt mon cas pour Dour et les Ardentes), il y a toujours un moyen de se rendre utile : ajouter des informations sur la campagne lors d’un échange avec un festivalier, en prenant les photos, en alimentant les stocks de folders/pins, ou en encodant dans l’ordinateur les adresses mails des gens photographiés. L’ambiance générale est vraiment sympa. Les gens sont plutôt réceptifs, et ils sont toujours partants pour prendre une photo délire avec les divers slogans proposés.
Le soir venu, nous avons reçu un bon repas chaud. Ensuite, chacun pouvait partir profiter du festival à sa manière. Le premier jour nous sommes partis en groupe, car certaines personnes ne connaissaient rien des concerts du jour. Nous nous sommes peu à peu dissipés, mais avons tout de même passé une excellente soirée ! Pour ma part, à 2h du matin, j’ai pris la direction camping bénévole qui est bien plus calme que le camping normal. Le lendemain matin, j’étais à 12h45 à la tente Oxfam pour une nouvelle journée de sensibilisation des festivaliers. C’était plus ou moins comme la veille, à l’exception du fait que les festivaliers étaient peut-être plus fatigués (et nous aussi). Par moment il peut y avoir un sentiment de découragement, de démotivation, voire même d’exaspération, mais cela fini toujours par passer. Et puis il faut se rappeler qu’on a accès à un énorme festival, gratuitement, avec les trajets remboursés, et de quoi se nourrir et boire sur place. Une fois la journée de travail terminée, on est heureux de l’avoir fait et on en ressort toujours positif.
Mais ce n’est pas tout : l’équipe de bénévoles est simplement extra. Il n’y a aucune pression. Les responsables sont tous adorables. En cas de problème, tout est toujours dit gentiment et calmement, ce qui pose immédiatement une superbe ambiance. Ce n’est pas non plus un concours du “c’est moi qui ai récolté le plus de photos !” ou “j’ai plus travaillé que toi !”. C’est plutôt chacun à son rythme, dans la tâche qui lui convient le mieux (avec un investissement minimum évidemment).
En prime, nous avons eu droit à une superbe inondation le dimanche matin, au camping. C’était galère de se réveiller sur un matelas mouillé, avec un sac de couchage tout humide, et plus un seul vêtement sec à se mettre dessus. Mais cela fait partie de la vie de festivalier !
Je suis rentré chez moi après les 4 jours, avec de jolies cloches au pied, de la boue jusqu’aux épaules, et avec un sourire d’enfer, parce que Dour, c’est un festival convivial, avec une affiche de tonnerre, où il y a moyen de découvrir plein de choses d’un point de vue musical. Au final, pour moi, cela aura été des vacances entre potes, avec un travail convivial à accomplir avec Oxfam, et de la musique partout. Un paradis pour les mélomanes, pour les habitués du camping, et puis après tout, c’est une expérience à faire, et je pense que, malgré la météo peu favorable, on est content de se dire qu’on y était, on s’est tous éclatés comme des fous, et nous en sommes revenus plus que ravis !
Du moins, c’est comme cela que je le vois.
Loïc.