Crise alimentaire au Sahel

En 2012, de nombreux pays de la région du Sahel sont une fois de plus menacés par une grave crise alimentaire. De nombreuses organisations dont Oxfam tirent d’ores et déjà la sonnette d’alarme, car intervenir maintenant permet de protéger un plus grand nombre de personnes à un coût moins élevé.

Sans une action rapide et efficace, cette crise alimentaire pourrait s’avérer aussi désastreuse que les précédentes de 2005, 2008 et 2010 qui, au Burkina Faso, au Mali, au Niger, en Mauritanie et au Tchad, avaient touché plus de 10 millions de personnes.

Depuis plusieurs mois déjà de nombreuses organisations, dont Oxfam, tirent la sonnette d’alarme. Les causes de cette crise sont multiples : récoltes insuffisantes, pluies trop faibles, prix des denrées alimentaires élevés et manque de pâturages pour le bétail. En s’engageant dès maintenant dans des actions rapides et plus efficaces, les populations vulnérables peuvent être protégées des pires impacts de la crise à venir, à un coût nettement moindre que si l’action ne devait intervenir qu’une fois la crise manifeste.

L’absence de réponses adéquates aux alertes précoces aura un impact évident. Les conséquences ont pu en être constatées lors de précédentes crises au Sahel, et plus récemment dans la Corne de l’Afrique. La communauté internationale et les gouvernements de la région doivent tirer les leçons à la fois du passé et du présent.

Cependant, Oxfam et ses partenaires ne limitent pas leur réponse à la satisfaction des besoins les plus urgents. Ils s’attaquent également aux causes profondes de la vulnérabilité chronique de la région aux chocs et aux crises. En investissant davantage dans des interventions à long terme permettant de renforcer la résilience des populations, avec un accent sur le renforcement des capacités nationales et un engagement réel de la société civile, il est possible de briser le cycle de la faim au Sahel.


 

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