BADIL Resource Center for Palestinian Residency and Refugees Rights

BADIL, Resource Center for Palestinian Residency & Refugee Rights, est une ONG palestinienne qui lutte pour la reconnaissance et l’application du droit au retour des réfugiés palestiniens mais qui travaille également activement sur la question des déplacés internes en Cisjordanie. Oxfam est partenaire de BADIL depuis sa création en 1998.
BADIL axe son travail sur l’égalité, la justice sociale et politique et les droits humains. À la base de l’organisation se trouvent les communautés de réfugiés, représentées au sein de l’Assemblée générale et du Comité de Gestion.
Recherche et plaidoyer
L’ONG mène des campagnes et des analyses approfondies sur la question des réfugiés, des déplacés internes et de leurs droits. Pour BADIL, le respect des droits fondamentaux, garantis par le droit international et les droits humains, est la condition sine qua non de toute solution durable au conflit israélo-palestinien.
Depuis 2000, l’organisation se concentre sur la recherche et le plaidoyer politique afin de promouvoir une solution au conflit basée sur le droit international. Mais, pratiquer le plaidoyer politique dans le Territoire palestinien occupé n’a rien d’une sinécure, quand le fait-même de se déplacer est rendu particulièrement compliqué par tous les obstacles physiques (points de contrôle, barrages, le Mur, etc.) et administratifs imposés par Israël.
L’objectif ultime de BADIL est d’arriver à la fin de l’occupation Israélienne. La fin de cette occupation et la création d’un état Palestinien viable doit répondre aux standards établis par le droit international et rappelés par les résolutions de l’ONU, notamment la résolution 194 reconnaissance le droit au retour.
Le résolution 194 de l’ONU stipule : « qu’il y a lieu de permettre aux réfugiés qui le désirent, de rentrer dans leurs foyers le plus tôt possible et de vivre en paix avec leurs voisins, et que des indemnités doivent être payées à titre de compensation pour les biens de ceux qui décident de ne pas rentrer dans leurs foyers et pour tout bien perdu ou endommagé lorsque, en vertu des principes du droit international ou en équité, cette perte ou ce dommage doit être réparé par les gouvernements ou autorités responsables. »
Ne pas transiger sur les droits humains
L’organisation ne se limite toutefois pas qu’aux droits des réfugiés et des déplacés internes. Son travail s’étend au respect des droits des peuples en général. Il est très important de souligner que les droits des réfugiés palestiniens font partie intégrante des droits humains. Le droit international impose donc la protection des réfugiés, en ce compris leur droit au retour.
BADIL axe son travail de plaidoyer selon l’approche-droits. Celle-ci implique que les droits ne doivent nullement être obtenus via des négociations, mais ’qu’il découlent directement de la reconnaissance du droit international et de son application. Malheureusement, le consensus qui prévaut actuellement est qu’une issue à l’impasse actuelle ne pourra être trouvée que par le biais de négociations entre les parties.
Les activités de BADIL incluent aussi : des programmes pédagogiques visant à conscientiser les jeunes Palestiniens aux droits des réfugiés ; la mise sur pied d’événements culturels et artistiques sur la Nakba (l’expulsion massive des réfugiés en 1948) ; l’organisation de conférences et débats ; la publication d’articles et d’études politiques et juridiques sur les droits des réfugiés ; la mise à disposition d’information via une bibliothèque.
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