Oxfam s’emballe

21 novembre 2011

Cadeau Oxfam s’emballe en action : services d’un avocat

Mr. Pham Van Nhat témoigne du Vietnam sur l’aide qu’il a reçu de LAC (Legal Aid Centre), un partenaire d’Oxfam-Solidarité, pour se défendre contre les actions injustes de son employeur.

« Je m’appelle Mr. Pham Van Nhat. J’ai 43 ans et je vis à Bien Hoa City, au Vietnam. Je travaille chez BIBICA, une entreprise de fabrique de confiseries, située dans la zone industrielle. J’ai deux enfants de 4 et 7 ans. »

« Je suis, ou plutôt j’étais, chauffeur dans l’entreprise BIBICA à Bien Hoa. Cela faisait plus de 25 ans que je travaillais là. Il y a peu, l’entreprise a décidé de réduire ses activités et ainsi, de se séparer de 7 camions et de leurs chauffeurs. 6 chauffeurs ont reçu une compensation financière mais moi, je n’ai rien reçu. Pourtant, je suis le chauffeur le plus âgé et j’ai également passé le plus de temps au sein de l’entreprise. »

« Maintenant, mon employeur m’a mis au travail dans la partie ‘production’ de l’entreprise. Il m’a forcé à rejoindre ce département. Je dois donc apprendre un nouveau métier, ce qui est extrêmement difficile car j’ai été chauffeur toute ma vie. Je n’étais pas satisfait de cette situation et j’ai donc demandé su soutien auprès de LAC. (’Services d’un avocat’ est un cadeau Oxfam s’emballe).

« Lors de ma première rencontre avec LAC, ils m’ont aidé à écrire une lettre à mon employeur listant mes griefs et mes souhaits et lui demandant d’en tenir compte. Mes demandes étaient les suivantes : ne plus continuer à travailler à ce nouveau poste, car je ne dispose pas des compétences requises. J’ai également demandé à l’entreprise de me verser des compensations financières liées à mon ancienneté. Mon employeur n’a pas donné suite à cette lettre, refusant ainsi ma demande. »

« Je suis allé une deuxième fois chez LAC et ils m’ont aidé à remplir un formulaire de l’administration gouvernementale en charge du travail. Suite à cela le gouvernement a envoyé une délégation auprès de l’entreprise pour trouver une solution. Une fois de plus, l’entreprise a rejeté tout contact et a même refusé de recevoir la délégation. »

« La troisième fois, nous sommes allés encore plus loin. Nous avons demandé à l’administration provinciale d’envoyer un inspecteur chargé de récolter les données nécessaires afin d’appuyer mes demandes. Ce processus est toujours en cours. Si cela ne marche pas, nous irons devant les tribunaux. »

« Toutes ces démarches auraient été impossibles sans l’aide de LAC. Et leur soutien ne m’a pas coûté beaucoup, j’ai juste contribué à l’achat du papier ou de l’encre pour certaines lettres. Ce montant est donc beaucoup moins élevé que le coût normal d’une telle procédure. Quand je suis rentré pour la première fois dans les locaux de LAC, je ne me sentais pas vraiment à l’aise. Mais en sortant, je me sentais vraiment bien car je savais à présent comment agir et quelles démarches entreprendre." »

 > Découvrez les actions de LAC sur leur page partenaire.

(Interview enregistré en juillet 2011)