social

Actu

9 juillet 2010

ONU Femmes : mieux vaut tard que jamais

Oxfam se réjouit de la création longuement attendue de la structure “ONU Femmes”, l’entité pour l’égalité des genres et pour l’autonomisation des femmes de l’ONU. Une bonne nouvelle, mais à prendre avec précaution...

La création d’ONU Femmes a été votée par l’Assemblée Générale des Nations Unies, ce 2 juillet. Dès janvier 2011, elle remplacera quatre autres entités en faveur de l’égalité des genres, dont UNIFEM. Elle met ainsi fin à des années de fragmentation.

ONU Femmes voit le jour au bout de quatre ans de plaidoyer des organisations de femmes et des ONG, dont Oxfam. L’une de leurs principales exigences était la participation civile dans ces organes. ONU Femmes devrait répondre à cette demande, impliquant de manière structurelle, à tous les niveaux politiques, la société civile en général et les organisations de femmes en particulier.

Veerle De Craene, responsable plaidoyer chez Oxfam-Solidarité : « Aucune organisation ne peut résoudre à elle seule des problèmes complexes comme l’inégalité des genres, la violence faite aux femmes et le développement. Si la voix des femmes elles-mêmes n’est pas prise en compte, l’agence aura peu de chance de perdurer ».

Une autre victoire réside dans le fait qu’ONU Femmes sera dirigée par un Secrétaire général adjoint sous l’autorité directe du Secrétaire général Ban Ki-Moon.

Toutefois, Oxfam émet quelques réserves :
- Le mandat d’ONU Femmes est moins fort qu’espéré ; l’Assemblée Générale n’a pas saisi l’occasion pour renforcer la responsabilité et le rapportage des Nations Unies quant à sa propre politique de genre.
- En outre, Oxfam déplore que le processus de recrutement de la direction d’ONU Femmes se déroule à huis clos, et ce malgré les promesses de Ban Ki-moon. Dès lors, la société civile est laissée hors du coup. Oxfam lance un appel urgent au Secrétaire Général afin qu’il rende ce processus plus transparent.
- Enfin, Oxfam attend un financement suffisant pour ONU Femmes et une forte capacité opérationnelle de l’agence au niveau des pays

Plus d’infos :
- Veerle De Craene, responsable plaidoyer genre chez Oxfam-Solidarité : vde(at)oxfamsol.be - 02 501 67 05