SIDA : un besoin criant en personnel de santé

A l’occasion de la journée internationale de lutte contre le SIDA de ce 1er décembre, Oxfam rappelle que le nombre de travailleurs de la santé doit être considérablement accru si l’on veut fournir des soins aux millions de patients atteints du VIH et du SIDA.
On compte aujourd’hui quelque 33 millions de personnes vivant avec le VIH dans le monde. Si la plupart d’entre elles se trouvent en Afrique subsaharienne, on constate actuellement une hausse rapide du taux d’infection en Asie, en Amérique latine et chez les femmes.
Les Etats doivent s’engager
Dans le cadre de sa campagne en faveur de l’amélioration des services essentiels (comme les soins de santé), Oxfam exhorte les pays riches à véritablement s’engager dans la lutte contre la pandémie du VIH/SIDA. Pour cela, ils doivent financer la totalité du Fonds mondial de lutte contre le SIDA, la tuberculose et le paludisme, et doivent aider les pays pauvres à édifier leur système de santé par le recrutement, la formation et le maintien en poste d’un plus grand nombre de travailleurs de la santé.
"Dans la lutte mondiale contre le SIDA, la pénurie de médecins, d’infirmières et de travailleurs de la santé est une entrave de taille" constate Enida Friel, responsable des programmes VIH/SIDA d’Oxfam International. "Pour traiter efficacement le VIH et le SIDA, il faut offrir aux dizaines de milliers de nouveaux médecins et infirmières une meilleure formation, des conditions de travail satisfaisantes et un salaire décent. Pour y arriver, les donateurs doivent absolument fournir une plus grande proportion de leur aide dans le domaine de la santé par l’intermédiaire de leur budget général et sectoriel. Et les pays en développement doivent accorder la priorité aux services de santé dans leur budget national."
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Oxfam travaille en étroite collaboration avec des centaines de partenaires dans plus de 20 pays pour venir en aide aux millions de personnes qui sont atteintes du VIH et du SIDA.
En Angola, Oxfam travaille en étroite collaboration avec des groupes actifs la question du VIH. Dolmingas dos Saleios Correia est l’agente des activités de plaidoyer d’Accao Humana, un partenaire d’Oxfam qui œuvre dans la province de Luanda. Séropositive, Dolmingas a perdu son mari et ses deux enfants à cause du SIDA. "La situation s’améliore en Angola. On dispose désormais d’antirétroviraux (ARV) sous forme de sirop pour les enfants. Mais de nombreux problèmes persistent" déplore-t-elle. "Dans les hôpitaux publics, par exemple, 10.000 adultes suivent un traitement ARV alors qu’on ne compte que dix médecins. Et les 15.000 enfants qui reçoivent des ARV n’ont que de deux médecins à leur disposition... Nous avons un besoin urgent de travailleurs de la santé."
Au Malawi, l’un des pays les plus touchés dans le monde, environ 2/3 des des 187 000 personnes séropositives reçoivent maintenant un traitement alors qu’il y a cinq ans presque personne n’avait accès à un traitement. Le taux de survie atteint désormais la barre des 70 %, un succès colossal. Toutefois, un énorme problème persiste puisque des dizaines de milliers de personnes n’ont toujours pas accès à un traitement et à des soins comme le rappelle Lingalireni Mihowa, conseillère en matière de VIH et SIDA pour Oxfam : "Il est scandaleux de voir que de pauvres Malawiens ayant attendu si longtemps l’accès gratuit à des ARV ne peuvent finalement y accéder par manque de médecins et d’infirmières. ces médicaments sont pourtant essentiels à leur survie ! Heureusement, le gouvernement du Malawi collabore avec les pays donateurs et le Fonds mondial pour remédier au problème. Mais notre situation est actuellement critique..."
En Inde, qui compte entre 2 et 3 millions de personnes vivant avec le VIH (le nombre le plus élevé hors d’Afrique), Oxfam met en œuvre divers programmes. Les programmes de prévention sont importants, mais comme dans de nombreux autres pays, ils se révèlent insuffisants pour arrêter l’augmentation des infections.
L’Afrique subsaharienne et, plus particulièrement l’Afrique du Sud, sont les régions du globe les plus frappées par le VIH et le SIDA. Même si la prévalence du VIH diminue dans certains pays africains (comme au Zimbabwe et au Kenya), la nécessité d’investir dans la formation et le soutien de professionnels de la santé est plus cruciale que jamais. L’édification de systèmes de santé offrant aussi des soins en santé de la reproduction est un investissement à long terme pour arrêter la propagation de la maladie et inverser la tendance actuelle dans le monde entier.
Découvrez "Sing", la nouvelle chanson d’Annie Lennox
Ambassadrice d’Oxfam, Annie Lennox s’est entourée de 23 des plus célèbres chanteuses mondiales (parmi lesquelles Madonna, Angelique Kidjo, Dido, Pink, Shakira, Fergie ou Céline Dion) pour interpréter "Sing", une chanson appelant les femmes à parler ouvertement du VIH/SIDA. Par son message, cette chanson souhaite aussi à attirer du soutien et de l’attention en faveur de l’organisation sud-africaine "Treatment Action Campaign" (TAC), active sur la question du VIH/SIDA. Oxfam collabore avec la TAC depuis plusieurs années. Nous soutenons le financement du programme et avons développé une alliance stratégique destinée à renforcer la production d’informations sur les sujets relatifs au VIH et au SIDA.
Plus d’infos sur cette chanson sur www.annielennoxsing.com
Plus d’infos :
Notre magazine Globo n°16 "SIDA : un frein au développement" (12/2006)
Dr. Enida Friel (anglais), Groupe VIH/SIDA d’Oxfam International : +353-1-6350 420 ou 353-86 1737039
Lingalireni Mihowa (anglais) : conseillère VIH/SIDA au Malawi : +265 -01-845 633 ou + 265-08-828628
Rajiv Dua (anglais) : Conseiller programme VIH/SIDA en Afrique du Sud : +27824567994
Louis Belanger : Oxfam media officer : +1 202 321 2967


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