Ces volontaires qui posent un autre regard sur les migrant.e.s à Lesbos

19/06/2019

À l’occasion de la Journée Mondiale des Réfugié.e.s, le 20 juin, des associations encadrées par des volontaires venu.e.s de tous les pays d’Europe témoignent de leur engagement envers les migrant.e.s arrivé.e.s en Grèce à travers ses îles, surtout Lesbos. Ces milliers de personnes sont #LesVisagesDeLaSolidarité envers les migrant.e.s.

 

Aux portes de l'Europe forteresse, des citoyen.ne.s solidaires

Pour Lena, native de l’île de Lesbos, le plus important c’est de rassembler les gens. C’est pour cela qu’elle a ouvert le restaurant Nan ("pain" dans différentes langues parlées par les exilés) sur l’île grecque de Lesbos, avec trois autres amies également originaires de l’île. « Ce qui était important pour nous, c’était de rassembler des gens, de partager nos idées, nos talents et de découvrir de nouveaux arômes. »

Nan accueille une clientèle attirée par des korma de poulet pakistanais ou des courgettes farcies à la syrienne. Mais c’est bien plus qu’un restaurant : Nan est un magnifique exemple de coexistence, où les gens prennent le temps de se rencontrer tout en cuisinant. «Tout le monde travaille ensemble, mange ensemble, et partage de bons moments. Nous formons une nouvelle famille », raconte Abdul, le chef originaire du Pakistan.

Un "petit monde" à part

L’initiative de Lena n’est qu’un exemple parmi tant d’autres de personnes qui s’investissent dans des actions de solidarité avec des réfugié.e.s et des bénévoles en provenance de toute l’Europe. C’est cette idée de coexistence qui a poussé un groupe de parents de Mytilène, le chef-lieu de l’île, à fonder l’association Mikros Dounias, « petit monde » en grec.

Ensemble, les parents sont partis de zéro pour créer un espace éducatif, planté au milieu des forêts de pins de l’île. Chaque jour, les enfants des environs et les enfants réfugiés jouent ensemble et apprennent les uns des autres en grec, en anglais et parfois en arabe. À travers le jeu, les enfants apprennent des valeurs universelles comme l’amour, l’hospitalité et la bonté.

Une écoute à l'abri des zones de conflits

Le centre Bashira est un autre exemple de solidarité qui a vu le jour à Mytilène. Cette initiative est née de la volonté de volontaires grecques et européennes d’offrir un espace de sécurité et de protection à destination des femmes forcées de fuir des zones de conflit. Elles peuvent s’y rassembler en toute sécurité pour assister à des cours de langue, tisser des relations sociales et trouver une écoute attentive.

En cette journée mondiale des réfugiés, Oxfam-Solidarité tient à mettre en avant ces mille visages de la solidarité. De Calais à Lesbos, en passant par la Belgique ou l’Italie, des volontaires portent ces initiatives solidaires un peu partout sur le continent européen.

#LesVisagesDeLaSolidarité

Vous aussi, marquez votre soutien à ces personnes qui ont choisi de mettre la solidarité au cœur de leur action pour soutenir des familles déracinées. Partagez notre vidéo ! #LesVisagesDeLaSolidarité.

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Sur les îles grecques de Lesbos, Chios, Samos, Kos et Leros, les migrant.e.s sont parqué.e.s dans des camps surpeuplés. De plus, ces personnes n’ont pas d’accès suffisant à l’information et à l’aide juridique. Il.elle.s sont aussi régulièrement mis.e.s sous pression pour accepter un retour forcé dans leur pays d’origine au lieu de leur permettre de déposer leur demande d’asile.
En Belgique, en Italie, en Grèce, en Jordanie ou encore en RD Congo, Oxfam apporte son aide aux personnes qui ont été forcées de quitter leur foyer : soutien psychologique, accès à l’eau, à la nourriture et aux informations légales.

 

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