Migrations

Aujourd’hui, plus de 65 millions de personnes dans le monde ont été forcées de quitter leur foyer. Elles fuient la guerre, les violences et la faim, en espérant sauver la vie de leur famille ou offrir un avenir meilleur à leurs enfants. Alors que leurs besoins humanitaires sont énormes, la communauté européenne et internationale ne les voit que comme une « menace », à endiguer à tout prix. Mais ces personnes sont en premier lieu des hommes et des femmes, qui ont le droit à une assistance digne et humaine, et à pouvoir demander l'asile.

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  • Pendant un sommet du G7, des militants Oxfam attirent l'attention sur l'approche inhumaine mise en place au niveau international face aux migrants à la recherche d'une vie meilleure ou d'un peu de sécurité. Partout dans le monde, Oxfam se mobilise pour demander aux chefs d'État et de gouvernement de parvenir à un accord mondial pour protéger la vie des réfugiés et des migrants à travers le monde.

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  • Plus de 300 migrants se sont réfugiés aux alentours du Parc Maximilien à Bruxelles. Il y règne un climat de tension, avec des rafles de la police et un discours violent du gouvernement fédéral, qui va jusqu’à parler de « nettoyer » ce parc. Et l’approche répressive choisie par les autorités n’est qu’emblématique des politiques européennes qui voient les migrants comme une « menace » à stopper avant tout.

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  • Les migrants bloqués dans leur périple le long de la « routes des Balkans » doivent régulièrement affronter des conditions inhumaines et des mauvais traitements de la part des autorités locales. « Nous avons traversé la frontière hongroise, mais la police nous a attrapés », raconte Majeed, originaire d’Afghanistan. « Nous avons dû enlever nos vêtements et nous asseoir dans la neige. Ensuite, ils ont versé de l’eau glacée sur nous. »

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  • 86 % des personnes ayant dû fuir leur foyer sont accueillies dans leur propre pays ou les pays voisins.

  • La Belgique accueille 1 réfugié pour 208 habitants. Le Liban 1 pour 5 habitants.

Migrations : le défi

En 2015, face au nombre croissant de personnes tentant de rejoindre ses frontières en quête de sécurité et d'une vie meilleure, l’UE a décidé de renforcer les contrôles à tout prix, dans le but « d’arrêter » les migrations. Une politique qui pousse simplement les migrants à entreprendre leur voyage dans des conditions toujours plus dangereuses.

Accords migratoires et droits humains

Pour « stopper » les mouvements migratoires avant qu’ils n’atteignent son territoire, l’UE met tout d’abord en place des accords avec d’autres pays à ses frontières. En mars 2016, les dirigeants européens concluaient ainsi un « accord » avec la Turquie permettant aux autorités grecques de renvoyer vers la Turquie tous les migrants illégaux arrivant de Turquie vers la Grèce. Or en Turquie, il est question d’exploitation et de travail d’enfants  et il n’y a aucune garantie des conditions de vie des migrants. De plus, la sécurité n’est pas assurée pour ceux qui veulent introduire leur demande d’asile.

En avril 2017, l’Italie mettait en place un accord avec la Lybie pour empêcher les migrants de traverser la Méditerranée. En Lybie, on fait état de milliers de cas de torture, de viols et de traite des êtres humains parmi les migrants qui y sont bloqués. Entraver leur passage en Italie, c’est prolonger le cauchemar qu’ils sont en train de vivre.

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Conditions indignes

Par ailleurs, l’UE utilise des « hotspots » en Grèce et en Italie (Lampedusa, Lesbos..), ce qui va souvent à l’encontre des droits et de la dignité des migrants. Ces « hotspots » sont censés être des lieux d’identification et d’enregistrement rapides des nouveaux arrivants mais les migrants y sont en pratique détenus pendant de longues durées et dans des conditions indignes : camps surpeuplés, conditions sanitaires insuffisantes, parfois dans de simples tentes en hiver...

Une fois les frontières symboliques de la Grèce et de l’Italie franchies, la « route des Balkans », officiellement fermée depuis mars 2016 réserve un traitement des plus inhumains à ceux qui s’y risquent. Les témoignages de maltraitance, de vol et à de traitements inhumains de la part de la police et d’autres fonctionnaires font légion. Des traitements généralement liés au phénomène de ‘Pushbacks, c’est-à-dire les tentatives illégales des autorités de renvoyer les migrants hors du pays, sans leur donner la possibilité de demander l’asile, ce qui constitue une violation grave du droit international et du droit européen.

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Migration et développement

Et l’UE conclut aussi des accords avec les pays d’origine de ces migrants pour qu’ils les bloquent avant leur départ : Mali, Sénégal, Ethiopie, Afghanistan… Elle crée des « partenariats sur-mesure » avec chacun de ces pays pour les inciter à collaborer avec l’UE dans la « gestion des flux migratoires », notamment en renforçant de leurs frontières.

Parmi ces incitants : l’aide au développement, qui devient un instrument de marchandage. Les pays qui collaborent avec l’UE verront une augmentation de l’aide au développement qui leur est allouée, et les pays réfractaire une diminution de celle-ci. L'aide au développement, dont la vocation première est la lutte contre la pauvreté, se retrouve ainsi instrumentalisée. Elle est censée être apportée en fonction des besoins les plus criants.

Envie d’approfondir ?

Découvrez en plus sur la thématique dans nos dossiers sur les migrations.

Que fait Oxfam concernant les migrations ?

Réfugiés, migrants économiques, demandeurs d’asile... Oxfam travaille dans les pays d'origine de ces personnes mais aussi dans les pays européens où ils transitent (Italie, Grèce, Balkans, Belgique), afin de s'assurer qu'elles reçoivent les biens de première nécessité et l'accompagnement dont elles ont besoin.

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Une première aide à l’arrivée en Europe

Pour les migrants, la Grèce et l'Italie sont souvent les portes d'entrée de l'Europe. Au plus fort du pic migratoire de 2015, Oxfam a lancé un programme à grande échelle en Grèce pour leur apporter de l'eau, de la nourriture, des sanitaires et d’autres bien de première nécessité (couvertures, ustensiles de cuisine, savons, etc.). En outre, nous leur prodiguons des conseils juridiques gratuits afin qu'ils soient mieux informés de leurs droits. En Italie, nous fournissons de la nourriture, des vêtements chauds et des kits d'hygiène à ceux qui arrivent de Libye. En outre, nous favorisons leur intégration à long terme en les aidants à apprendre l'italien et à trouver un logement.

Une prise en charge digne dans les Balkans

Lorsque la « route des Balkans » a été fermée en mars 2016, de nombreux migrants sont restés bloqués aux frontières, dans des conditions souvent déplorables. Avec l’aide de partenaires locaux, Oxfam a tenté de combler le vide dans les services d’accueil en distribuant de la nourriture, des vêtements chauds et des kits d'hygiène aux migrants et aux demandeurs d'asile en Serbie et en Macédoine. De plus, nous y mettons en place des installations sanitaires et offrons une aide psychologique et juridique dans la mesure du possible. De cette façon, nous venons en aide aux personnes vulnérables, qu’elles vivent dans des structures d’accueil officielles ou non.

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A Bruxelles

De nombreux migrants se rassemblent aux alentours de la Gare du Nord et du Parc Maximilien, près de l’Office des étrangers. Durant l’hiver 2017/2018, il y régnait un climat de confusion et de tension, avec des rafles de la police et des intimidations fréquentes. Oxfam-Solidarité et 6 autres organisations y ont installé un local temporaire près du parc Maximilien pour apporter de l’aide à ces migrants. Oxfam leur a distribué des vêtements chauds et propres pour les aider à survivre à l’hiver dans la dignité.

Agir dans les pays d'origine des migrants

Jusqu’à présent, plus d’un million de personnes sont arrivées en Europe. Mais la grande majorité des personnes déplacées restent néanmoins dans ou à proximité de leur pays d’origine. Oxfam travaille ainsi dans des camps de réfugiés et de déplacés à travers le monde, par exemple, en Tanzanie ou en RDC, et vient en aide aux populations qui ont dû fuir et à celles qui les accueillent et qui ne sont pas toujours mieux lotis. 

Oxfam est aussi active dans les neuf principaux pays d’origine des réfugiés à travers le monde. Dans ces pays, nous portons assistance aux personnes touchées par les conflits armés, nous travaillons à la réduction des inégalités et de la pauvreté, et nous aidons les citoyens à revendiquer leurs droits. Nous faisons aussi un travail de plaidoyer pour agir sur les causes des conflits armés.

Adresser la prise en charge des migrations au niveau mondial

Oxfam met aussi la pression sur les gouvernements afin que les droits et les besoins des réfugiés, des déplacés internes et des migrants soient entendus. Oxfam appelle à un plus grand engagement de la part de la communauté européenne afin d'assurer le bien-être et la sécurité des migrants ainsi que la protection des droits humains. Le renforcement de la sécurisation des frontières et de la criminalisation de la migration clandestine ne fera qu’accroître les souffrances humaines et les risques courus par les personnes dans le besoin. En parallèle, la communauté internationale se doit de s’attaquer aux causes profondes des migrations forcées : les conflits armés, la pauvreté, les inégalités ou encore le changement climatique.

Une approche humaine signifie qu’au lieu d’insister sur la répression et la « chasse » aux réfugiés, il faut parler d’êtres humains, d’individus avec des droits et leur vie vaut autant que la nôtre. Les personnes qui viennent chez nous ont souvent tout perdu et ont droit à un minimum de respect et à des droits fondamentaux.

Laureen Van Assche, responsable de plaidoyer humanitaire.,

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