17 engagements concrets pour un monde durable en 2030

20/07/2017
En 2015, la Belgique et plus de 190 pays ont signé un accord international avec 17 ‘Objectifs de Développement Durable’ à réaliser d’ici à 2030. La campagne « Perspective 2030 » rassemble une série d’organisations dont Oxfam, qui se donnent pour mission de pousser le gouvernement Belge à respecter ces engagements.

Un programme ambitieux

Les ‘Objectifs de Développement Durable’ (ODD) sont à la jonction des trois dimensions du développement durable : l’économie, le social et l’environnement.  Une grande première et un programme ambitieux auquel le monde s’est engagé pour 2030. Un programme qui touche une multitude de thématiques, de la préservation des océans à l’accès à l’accès à l’eau potable, en passant par la sécurité alimentaire pour tous, la réduction des inégalités, la lutte contre le réchauffement climatique et l’éradication de la pauvreté. 

Des défis qui concernent tout autant les pays en développement que les pays du Nord : les modes de consommation et de production devront ainsi devenir plus durables, et de nombreux efforts devront être fournis, du niveau local au niveau mondial, pour assurer l’atteinte de ces objectifs.  

Le monde sera meilleur en 2030 ?

Un monde transformé, au Nord comme au Sud. La perspective est enchanteresse, du moins si les 17 objectifs parviennent à être réalisés. Et pour ce faire, il sera nécessaire que nous soyons tous vigilants et que nous demandions à nos dirigeants de vraiment réaliser ce programme pour le développement durable et de le décliner en politiques concrètes. 

La nouvelle campagne Perspective2030 a pour mission de pousser nos gouvernements à mettre en œuvre les engagements belges pour le développement durable. Des mouvements environnementaux aux mouvements de femmes, des organisations représentatives de la jeunesse aux mouvements de lutte contre la pauvreté, des syndicats et aux organisations de coopération au développement, c’est une large frange de la société civile qui s’unit pour encourager à la transformation de notre monde. 

Que demandons-nous à nos politiciens ? 

  1. Inscrire le Programme 2030 dans le cadre législatif et budgétaire belge. 
    Nous demandons au gouvernement de voter une loi concernant la réalisation des ODD. Une manière de s’obliger eux-mêmes à les réaliser. Par ailleurs, les différents ministres devraient indiquer clairement les actions qu’ils vont mettre en place pour réaliser les ODD. En outre, ils devraient vérifier qu’aucun de leurs investissements ne nuise au développement durable. La production d'électricité via des combustibles fossiles (charbon, gaz naturel ...), par exemple, est très nocive pour l'environnement et le climat. Ce qui voudrait dire que le gouvernement belge ne pourrait plus financer de tels projets, dans son pays comme dans le reste du monde. 
  2. Instaurer un mécanisme structurel inclusif pour le suivi et la mise en œuvre des ODD. 
    Nous demandons au gouvernement d’impliquer les organisations de la société civile dans la réalisation des ODD et de communiquer ouvertement sur la façon dont ils sont mis en œuvre. Une Commission nationale pour le développement durable devrait pour cela être mise en place. De plus, cette commission devrait assurer le suivit des objectifs politiques des ODD et vérifier qu’ils conduisent bien aux résultats souhaités. 
  3. Les paroles ne seront pas suffisantes, des moyens financiers seront nécessaires pour réaliser ce programme 2030. 
    Nous attendons donc que notre gouvernement libère des fonds pour permettre de réaliser les ODD (ces fonds doivent venir en supplément au budget de la coopération au développement). Ce budget pourrait par exemple provenir d’une taxe sur les billets d'avion, du transfert des subventions accordées au secteur des énergies fossiles vers celui des énergies renouvelables, d’une taxe sur les transactions financières, etc…
    La Belgique doit également honorer les engagements qu’elle a pris au niveau international : allouer 0,7 % de son PNB à la coopération au développement et libérer 500 millions par an d'ici 2020 pour aider les pays en développement à lutter contre les changements climatiques et s'adapter aux changements climatiques (attention cet argent ne doit pas être coupé dans les budgets existants de la coopération au développement). Enfin notre pays doit s’engager sérieusement dans la lutte contre l'évasion fiscale et la fraude fiscale et porter ce combat au niveau européen.

Le monde a un grand projet. Ce projet ouvre de nouvelles perspectives. Nous en tiendrons nos décideurs politiques responsables.