4 millions de réfugiés Syriens

syria
09/07/2015

Depuis 4 ans, la crise syrienne ne cesse de s’aggraver. L’afflux massif de réfugiés dans les pays voisins de la Syrie, a doublé en deux ans. La communauté internationale ne doit pas les abandonner à leur sort.

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Un chiffre qui double en deux ans

En septembre 2013, deux millions de Syriens avaient traversé la frontière pour se rendre dans des pays voisins, où ils avaient été enregistrés en tant que réfugiés. Le Haut-Commissaire des Nations unies pour les Réfugiés, Antonio Guterres, avait alors déclaré que le monde assistait à un niveau de déplacement « sans précédent dans l'histoire récente ». Aujourd'hui, ce chiffre a doublé.

Des communautés d’accueil exsangues

Atteignant quatre millions de réfugiés, cet afflux crée des difficultés énormes pour les communautés qui les accueillent, les services publics et les infrastructures dont ils sont tributaires. Malheureusement, la générosité des voisins de la Syrie a été considérée comme allant de soi depuis trop longtemps et les réfugiés en paient chaque jour un peu plus le prix.

«  Sous nos yeux, le nombre de réfugiés fuyant la brutalité du conflit n’a cessé de grossir, la plupart d’entre eux n’emportant que les vêtements qu’ils avaient sur le dos. Et maintenant que les pays voisins de la Syrie, qui croulent sous le poids extrême de la crise, ont restreint l’entrée de nouveaux réfugiés, des millions d’autres civils se retrouvent pris au piège dans une zone de conflit. » explique Andy Baker, qui coordonne la réponse d’Oxfam à la crise syrienne.

La communauté internationale faillit à ses devoirs

En dehors de la région, la réinstallation dans d'autres pays n'a été proposée qu'à 2 % seulement de la population de réfugiés. L'aide est insuffisante et se laisse distancer par les besoins grandissants. Les réfugiés sont moins nombreux à bénéficier d'une aide de toute façon diminuée. Les rations sont réduites, les soins de santé et l'éducation sont de moins en moins accessibles.

Abu Anas et son épouse, Um Anas, ainsi que leurs trois jeunes enfants (photo), ont fui Alep pour se rendre dans la vallée de la Bekaa, au Liban, en 2012. « Je n'ai plus rien en Syrie, raconte-t-il. Je n'ai aucune source de revenus ici. Les restrictions alimentaires vont nous rendre la vie encore plus difficile, surtout que ma femme est enceinte. Je vais devoir emprunter de l'argent à d'autres réfugiés du camp pour acheter [les produits de première nécessité] dont ma famille a besoin. »

« Les États doivent au moins accroître leurs contributions pour que le financement de l’aide humanitaire atteigne les 8,4 milliards de dollars nécessaires et doivent investir dans les services de santé et d’éducation des pays accueillant quatre millions de réfugiés. » explique Andy Baker, d’Oxfam. « Faire moins reviendrait à abandonner à leur sort les Syriennes et Syriens, ainsi que les communautés souvent très pauvres qui accueillent les réfugiés. » 

D’immenses efforts diplomatiques nécessaires

Le chiffre terrible de quatre millions de réfugiés doit représenter une limite à ne pas dépasser. Pour que ce chiffre puisse enfin baisser, d'immenses efforts diplomatiques en faveur d'une paix juste et durable en Syrie sont nécessaires. Outre les besoins de ces quatre millions de personnes, ce sont leurs aspirations et espoirs pour leur pays qui doivent guider les positions des puissances mondiales.

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