Accaparements de terres : et si vous perdiez votre toit, vos ressources et votre identité ?

02/03/2016

2,5 milliards de personnes sont dépendantes des terres agricoles qu’elles cultivent avec leur communauté.  Ces terres leur permettent de se nourrir, de se loger et ont un rôle important dans leur identité culturelle. Oxfam s’engage à aider ces populations à protéger leurs terres.

Partout dans le monde, de grandes multinationales accaparent les terres de populations indigènes. La plupart du temps, les gouvernements de ces pays laissent passer ces agissements, en adoptant une législation foncière à faible régulation. Ce phénomène, plus communément appelé « accaparement de terres », touche régulièrement les communautés indigènes. Des communautés qui vivent de l’agriculture depuis parfois des siècles, mais qui n’ont pas toujours les moyens de prouver qu’elles sont bel et bien propriétaires de leurs terres.

Tout perdre en un claquement de doigts

Les accaparements de terres ne sont pas sans conséquences : en un claquement de doigts, des milliers de personnes se retrouvent dépourvues d’identité culturelle, de traditions, de logement, de nourriture et de réseau social. De nombreux activistes locaux militent contre ces accaparements de terres et défendent les droits de ces communautés. Mais ces activistes sont de plus en plus souvent emprisonnés, poursuivis, menacés de mort ou à jamais réduits au silence.

Agissez contre les accaparements de terres

Grâce à l’action mondiale contre les accaparements de terres: #LandRightsNow, Oxfam et des dizaines d’autres organisations mettent en lumière le combat de ces peuples contre les accaparements de terres. Car partout dans le monde, des gens se battent chaque jour pour conserver leurs terres et leurs ressources naturelles.

D’ici 5 ans, #LandRightsNow veut doubler la superficie des terres qui appartiennent aux communautés locales. Les ONG qui participent à l’appel à l’action #LandRightsNow, s’engagent à aider les activistes et les communautés concernées à garder ou à récupérer leurs terres.

Des entreprises européennes concernées

La société belgo-luxembourgeoise SOCFIN, spécialisée dans la production d’huile de palme, est impliquée depuis 2011 dans des pratiques d’accaparement de terres. Notamment au Sierra Leone, où 6 activistes ont dernièrement été condamnés à 5-6 mois de prison sans avoir eu droit à un procès. À cette occasion, une manifestation devant le siège de SOCFIN à Bruxelles a eu lieu la semaine dernière.

Vous aussi, vous aimeriez que des entreprises telles que SOCFIN mettent un terme à ces accaparement de terres?
Entrez en action sur #LandRightsNow.

Les accaparements de terres, aussi néfastes pour l’environnement

De nombreux peuples indigènes cultivent leurs terres dans le respect de la nature qui les entoure. Leur manière d’exploiter les sols se fait à petite échelle. Cette façon de procéder est moins néfaste pour l’écosystème que les pratiques du secteur agro-industriel. Ces peuples préservent aussi ensemble leurs ressources naturelles, qu’ils considèrent comme une ressource commune et non pas comme des possessions individuelles.