Bilan d'un an de lutte contre le virus Ebola

26/03/2015

Nous sommes encore loin d’avoir totalement éradiqués le virus Ebola dans la région. La mobilisation des communautés dans la lutte contre le virus reste cruciale.

Traitement et prévention sur un même plan

Un an après le début de l’épidémie d’Ebola, l’une des leçons principales que l’on peut tirer de la réponse d’urgence est l’importance de la complémentarité entre traitement et prévention. Les solutions techniques seules (à savoir plus de lits, plus de personnel médical et plus de médicaments) n’auraient jamais suffi à vaincre la maladie.

Un bon équilibre à trouver

Or au début de la crise, les gouvernements et les organisations humanitaires ont adopté une démarche quasi exclusivement médicale. Cette démarche a entravé la lutte contre la maladie. Il a été difficile pour tous les acteurs de l’humanitaire de trouver le bon équilibre dans leur réponse et ils auraient dû consacrer davantage d’énergie à mobiliser les communautés.

Sue Turrell, qui dirige les opérations de lutte contre Ebola pour Oxfam : « À partir du moment où les populations ont été pleinement associées aux efforts, ont compris ce qu’il fallait faire pour se protéger et ont reçu l’aide nécessaire pour appliquer les bonnes pratiques, le glas d’Ebola avait sonné. Si nous avions mis l’accent sur la mobilisation communautaire plus tôt, la mort de nombreuses personnes aurait pu être évitée. »

Méfiance et automédication

Fin 2014, Oxfam a réalisé une étude de laquelle il est ressorti qu’un a priori négatif et des craintes face aux mesures de lutte contre Ebola ont contribué au non-respect des consignes officielles et à la résistance des populations dans certaines régions. Ainsi, au Liberia, les premiers contacts avec les opérations de lutte contre Ebola ont inspiré de la méfiance et une peur des étrangers et des services médicaux, ce qui a incité les populations à privilégier l’automédication.

Poursuivre la lutte jusqu’à l’éradication

Aujourd’hui, nous sommes encore loin d’avoir totalement éradiqué le virus, mais nous sommes sur la bonne voie, selon Sue Turrell. Dans l’ensemble, les gouvernements et les organisations humanitaires reconnaissent désormais l’importance de la mobilisation et de l’adhésion des communautés. Notamment en ce qui concerne le suivi des personnes ayant eu un contact avec les malades ou encore la sécurité des inhumations. Mais nous ne pouvons pas nous permettre de lever le pied avant que le virus ne soit complètement éradiqué.

En savoir plus : Que fait Oxfam pour lutter contre Ebola ?
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