« C’est la marche climatique des gens ordinaires »

10/12/2014

Des actions citoyennes sont organisées aujourd’hui dans le monde entier, au même moment qu’à Lima, les négociateurs des gouvernements préparent un nouvel accord sur le climat. Ces citoyens réclament des mesures radicales, et immédiatement. Car les populations les plus vulnérables ressentent déjà à l'heure actuelle toutes les conséquences du changement climatique.

15.000 personnes dans les rues de Lima, la capitale du Pérou : une manifestation comme on n’en avait plus vu en Amérique latine depuis 20 ans. Le changement climatique pousse les gens à l’action dans le monde entier, et particulièrement maintenant, alors qu’un nouvel accord climatique est en cours de négociation à Lima.

Ce mercredi, Tineke et Brigitte , qui travaillent pour Oxfam, ont participé à la  marche climatique historique de Lima.

D’une seule voix

« Ensemble, nous voulons secouer le monde avec cette marche, » explique Tineke. « Les gens qui participaient à cette marche climatique avaient des profils très variés : membres de mouvements indigènes et d’organisations paysannes péruviennes, mais aussi équatoriennes, colombiennes et boliviennes. Il y avait également des ONG comme Oxfam, Greenpeace, WWF, Amnesty International, 11.11.11 et Friends of the Earth. Sans oublier des syndicats, une délégation à vélo et des citoyens individuels. »

Un slogan clamé d’une seule voix par la foule: « Qué queremos? Justicia climática ». Ou : « Que voulons-nous ? Justice climatique ! » Parce que le changement climatique complique d'ores et déjà l’accès à la nourriture et à l’eau potable.

Prévisibles

« Les conférences climatiques annuelles se suivent et se ressemblent », raconte Brigitte. Elle y était présente à plusieurs reprises au cours des dernières années. « De Poznan à Lima en passant par Copenhague, Cancun, Durban, Doha et Varsovie, c’est du pareil au même. On y retrouve chaque année, les mêmes négociateurs qui affichent les mêmes mines patibulaires. Mais aussi les mêmes représentants des ONG et les mêmes observateurs : en général, ils sourient pendant sept jours et  plus du tout les sept suivants. »

« La manifestation des gens ordinaires »

« Mais là où les conférences climatiques se distinguent, c’est dans la mobilisation des citoyens. » constate Brigitte. « L'optimisme des 15.000 personnes qui ont arpenté les rues de Lima faisait plaisir à voir. C’est la People's Climate March, la manifestation des gens ordinaires. Espérons que l’enthousiasme de ces gens soit contagieux et que les négociateurs s’en inspireront. »

« Faire quelque chose »

En septembre, 650.000 personnes sont descendues dans les rues du monde entier, formant ainsi la plus grande action pour le climat jamais organisée. « C’est un mouvement mondial, et nous réclamons des alternatives pour combattre le changement climatique », explique Susana Arroyo Barrantes, qui travaille pour Oxfam au Pérou, « Il est grand temps que les leaders mondiaux passent à l’action. Grand temps de faire quelque chose, car toujours plus de vies humaines sont détruites par des inondations et des sècheresses, toujours plus de gens vont souffrir de la faim. Grand temps avant qu’il ne soit trop tard. Nous demandons des mesures énergiques, qui limitent l’impact du changement climatique. »

Des actions en Belgique

Quant à ceux qui ne pouvaient pas se rendre à Lima pour manifester, ils ont donné leur voix au climat depuis la Belgique. Ainsi des étudiants de Louvain-La-Neuve et de la VUB sont allés à la rencontre des automobilistes pour leur demander s’ils avaient 20 secondes pour le climat. Curieux de voir leurs réactions ? Regardez leurs vidéos :
 

 

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