Climat : les populations les plus vulnérables au coeur des négociations

07/11/2016

À l’occasion de la conférence climatique des Nations unies au Maroc, il est urgent de réduire davantage les émissions de gaz à effet de serre et d’apporter l’aide financière nécessaire pour permettre aux communautés les plus vulnérables de s'adapter aux conséquences du changement climatique.

Le changement climatique frappe des millions de personnes

A cause du changement climatique, les phénomènes météorologiques extrêmes s'intensifient et sont plus fréquents. Les sécheresses anéantissent les cultures. La montée du niveau de la mer détruit des habitations.

Rien que cette année, les effets combinés de ces chocs climatiques et d’un épisode particulièrement puissant d’El Niño ont entrainé une grave crise alimentaire qui touche 60 millions de personnes, et plus particulièrement les femmes.

Une aide insuffisante

Alors qu’au niveau mondial, 80% des émissions de CO2 ont été produites par les pays industrialisés, ce sont les personnes les plus pauvres et les moins responsables du réchauffement climatique qui sont les plus touchées par ses conséquences.

Elles ont besoin d’aide pour s’adapter à cette nouvelle réalité. Mais l’aide reçue n’est toujours pas à la hauteur de leurs besoins.

Rejoignez-nous à Bruxelles le 13 novembre prochain

De Paris…

Il y a un an, des centaines de milliers de citoyens à travers le monde descendaient dans la rue pour réclamer des politiques climatiques justes et ambitieuses à Paris. L’Accord de Paris a alors été conclu pour limiter le réchauffement de la planète à 1.5 degré Celsius.

… À Marrakech

Les négociations continuent afin de concrétiser les engagements pris à Paris. La conférence de Marrakech doit garantir que les populations en première ligne du changement climatique reçoivent le soutien dont elles ont besoin et auquel elles ont droit.

La rapidité avec laquelle l’Accord de Paris a été ratifié montre que les chefs d’État et de gouvernement ont pris conscience de l’urgence de la situation. Ils doivent empêcher l’aggravation de la crise alimentaire actuelle, conséquence directe du changement climatique, et réduire le risque que cela se reproduise.

Dans un nouveau rapport, Oxfam appelle les pays donateurs et autres acteurs majeurs de la conférence de Marrakech à :

  • davantage réduire les émissions de manière soutenable, sans aggraver la faim
  • intensifier leurs efforts pour accroître le financement de l’adaptation, en particulier pour les pays les moins avancés
  • œuvrer avec les gouvernements des pays en développement pour permettre à ceux qui en ont le plus besoin d’accéder plus facilement à ces financements
  • accélérer le rythme pour établir des normes communes et améliorer la comptabilisation et le suivi des financements climat.

En passant par Bruxelles

La Coalition Climat organise une grande action ludique le dimanche 13 novembre à 15h au Mont des Arts à Bruxelles pour rappeler aux politiques de passer des paroles aux actes.

Il est urgent que la Belgique adopte une politique beaucoup plus volontariste pour développer massivement les énergies renouvelables. Elle doit abandonner sans délais ses politiques qui aggravent le changement climatique, notamment celles qui se basent sur une importation massive de biomasse et d’agrocarburants et prolongent la dépendance aux énergies fossiles et nucléaires.

La Belgique doit respecter les engagements pris en matière de financements climat. Pour le moment, elle n’honore pas ses promesses. Si l’on compare les financements internationaux alloués spécifiquement au climat en 2014 et 2015, les montants ont chuté de moitié en passant de 95 à 47 millions d’euros et correspondent, pour une large part, à des dépenses d’aide publique au développement largement « recyclées » !

Rejoignez-nous à Bruxelles le 13 novembre prochain