Conférence sur la Syrie à Bruxelles :

12/03/2019

Oxfam et le Danish Refugee Council (DRC) appellent aujourd’hui les États et les bailleurs à fournir davantage de fonds pour aider les Syrien.ne.s à reconstruire leur vie après huit années de conflit. Les ONG internationales demandent également au gouvernement syrien d’autoriser les organisations humanitaires à accéder à toutes les communautés qui ont besoin d’aide à travers le pays.

Ces demandes figurent dans un nouveau rapport publié à l’avant-veille de la conférence sur la Syrie qui se tiendra ce jeudi à Bruxelles. Les dirigeants internationaux se réuniront à cette occasion dans notre capitale afin de discuter de l’avenir de la Syrie et de la région en général. Cette semaine marque également le huitième anniversaire du début du conflit en Syrie.

11,7 millions de Syrien.ne.s dépendants de l’aide humanitaire

Bien que l’intensité des combats ait diminué dans une grande partie de la Syrie, il faut savoir que 11,7 millions de personnes y dépendent toujours de l’aide humanitaire. Plus de 60 % d’entre eux vivent dans des zones contrôlées par le gouvernement syrien. Un grand nombre de maisons et d’écoles ont été détruites, des quartiers entiers se retrouvent sans eau courante ni assainissement, et de nombreuses personnes n’ont plus les moyens de gagner leur vie ni de nourrir leur famille.

Selon l’Onu, plus de 80 % de la population syrienne vit actuellement en dessous du seuil de pauvreté ; plus d’1 école sur 3 a été détruite ou endommagée et plus de 2 millions d’enfants ne sont pas scolarisés

Malgré l’ampleur des besoins, les gouvernements étrangers et autres bailleurs se montrent peu enclins à financer des travaux de reconstruction du pays, en particulier dans les zones contrôlées par le gouvernement syrien. En conséquence ? Des millions de Syriennes et de Syriens qui continueront à rester dépendants de l’aide humanitaire pendant quelque temps encore.

Catherine De Bock, chargée de plaidoyer humanitaire pour la région du Moyen-Orient chez d’Oxfam-Soldarité : « Après huit années de conflit brutal, il est essentiel d’aider les millions de Syrien.ne.s qui en ont fait les frais à se relever. Il s’agit de les aider à nourrir leur famille, à se loger et à envoyer leurs enfants à l’école. Ces gens ne veulent pas de charité ; ils ont plutôt besoin d’un coup de main pour refaire leur vie et redevenir autonomes ».

L’accès des ONG reste difficile

Dans le même temps, le gouvernement syrien continue d’imposer des restrictions aux organisations humanitaires. A cause de son système d’approbation opaque et complexe pour avoir accès à une région ou à une communauté, les organisations humanitaires sont confrontées à d’énormes difficultés pour faire parvenir l’aide aux personnes qui en ont besoin à travers le pays.

« Ce n’est pas parce que le contrôle d’une région a changé de mains que la population n’a plus besoin d’aide. » Explique Catherine De Bock : « Afin d’aider le peuple syrien à se remettre de ce conflit dévastateur, des fonds sont nécessaires pour financer des services essentiels comme l’approvisionnement en eau, l’éducation et les soins de santé. Et les organisations humanitaires doivent pouvoir accéder aux communautés pour mettre ces services en place. Sans cet appui, les souffrances du peuple syrien risquent de se prolonger de nombreuses années encore ».

Contactez-nous

Presse francophone
Sotiris Gassialis
0494/13.56.78
sotiris.gassialis@oxfam.org

Presse néerlandophone
Belinda Torres Leclercq
0472/55.34.43
belinda.torres-leclercq@oxfam.org

Suivez-nous

OH-magazine
Abonnez-vous au magazine trimestriel d’Oxfam-Solidarité. Envoyez-nous un mail à
oh-magazine@oxfamsol.be.

Twitter
Suivez-nous sur Twitter.