Crise climatique : 2020 sera-t-elle l’année du sursaut ?

20/01/2020

Que retiendront les livres d’histoire de 2019 ? Celle d’une année où l’action politique n’aura pas été à la hauteur de la mobilisation dans les rues en faveur du climat. 2020 sera-t-elle l’année du changement de cap ? Nous faisons le point avec Inès Ayari, chargée de plaidoyer climat pour Oxfam-Solidarité.

À plusieurs reprises au cours de l’année écoulée, étudiant.e.s et activistes du climat se sont rassemblé.e.s pour exiger ensemble une politique climatique responsable et ambitieuse. La réaction du monde politique n’a, hélas, pas été à la hauteur. La crise climatique quant à elle fait sentir ses effets dans le monde entier.

2019 : la crise climatique fracasse l’agenda

Des cyclones dévastateurs en Afrique du Sud-Ouest (plusieurs milliers de victimes !) aux incendies monstrueux en Australie, les tristes exemples des conséquences de la crise climatique ne manquent pas. En première ligne des victimes : les populations des pays pauvres, pourtant les moins responsables de la crise.

Pendant que la rue criait à l’action, le sommet climatique de Madrid (COP25) s’est conclu en flop :

  • Les pays riches industrialisés ne montrent que peu ou pas d’ambition climatique. Les engagements visant à limiter les émissions de gaz à effet de serre ont manqué.
  • Les pays les plus pauvres ont un urgent besoin de fonds pour réparer les dégâts et pallier aux pertes causés par les désastres climatiques, mais aussi pour soutenir les victimes et les personnes forcées de fuir les zones touchées. Les grands pollueurs de ce monde ne semblent pas pressés d’assurer ces financements, nouveaux et additionnels.
  • Les pays développés tardent également à fournir aux pays pauvres des moyens suffisants pour s’adapter au changement climatique. Le respect de l’engagement pris, à savoir mobiliser 100 milliards de dollars d’ici 2020, reste un rêve lointain.
  • Un point positif : les pays présents ont adopté un nouveau plan d’action en faveur de la justice de genre pour les 5 années à venir. Bien que ce plan reste à traduire en actions concrètes, c’est encourageant. Ce sont en effet les femmes qui sont le plus durement touchées par la crise climatique. Il est donc essentiel qu’elles soient incluses dans la mise en place de solutions.

2020 : année-charnière pour le climat

La prochaine COP – 26ème du nom – aura lieu en novembre à Glasgow. Nous espérons que les pays riches et industrialisés n’attendront pas cette date pour entreprendre des actions concrètes.

Chez Oxfam en tout cas, nous y travaillons déjà. Inès Ayari, chargée de plaidoyer climat, présente nos objectifs pour l’année à venir :

Des raisons d’espérer ?

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