Crowdfunding mini-laiterie : les machines sont sur place !

12/07/2017

En juin 2016, Oxfam-Solidarité organisait sa première action de crowdfunding pour soutenir la mini-laiterie de Bittou, au Burkina Faso. Un an plus tard, les machines tournent à plein régime.  

Le crowdfunding d’Oxfam, organisé en juin 2016, a rencontré un succès énorme grâce à la générosité du public belge. Le montant visé au départ pour aider la mini-laiterie de Bittou était déjà atteint au 16 juin, à peine deux semaines après le lancement du crowdfunding. Ceci nous a permis de lancer un deuxième appel, pour la mini-laiterie de Fada cette fois. Et là aussi, le succès était au rendez-vous. Aujourd’hui, grâce aux 291 donateurs en Belgique, les productrices de ces deux mini-laiteries disposent de nouveaux équipements et de meilleurs emballages.

Qu’ont fait les productrices de lait avec cet argent ?

A Bittou, les productrices ont acheté une machine pour pasteuriser le lait, un frigo à énergie solaire, des emballages et de la nourriture pour le bétail. Celles de Fada ont également acheté des emballages et de la nourriture pour bétail mais aussi un congélateur ainsi qu’un frigo capable de stocker des centaines de litres de lait.

Les productrices peuvent donc mieux conserver le lait et mieux le conditionner. Les conditions d’hygiène s’améliorent et elles peuvent désormais écouler plus de lait et donc générer de meilleurs revenus.

« J’ai trois vaches qui produisent en moyenne 5 litres de lait par jour », explique Tongoudé Diallo. « Je suis très contente du soutien que nous avons reçu et du nouveau matériel. Avant, on perdait beaucoup de temps et d’argent à cause de mauvais équipements. Mais désormais, notre mini-laiterie peut produire plus de lait, de meilleure qualité. Je gagnais 25.000 francs CFA (38 euros) par mois. Aujourd’hui, j’en gagne le double, parfois plus. »

Fairefaso

Les productrices de lait au Burkina Faso font face à de nombreux obstacles pour pouvoir vivre de leur activité. Une combinaison de sécheresse, de manque de soutien des pouvoirs politiques et de concurrence déloyale du lait importé rend leur travail quotidien très compliqué. C’est pourquoi elles s’organisent en mini-laiteries, pour pouvoir être plus fortes.

Il y a un an également, est né le projet Fairefaso. Il s’agit d’un label de qualité créé pour bien identifier le lait produit localement, de bonne qualité et vendu à un prix juste. Face à la concurrence du lait en poudre importé à très bas prix, c’est la qualité qui fera la différence.

Fairefaso, c’est le petit frère burkinabè de Fairebel en quelque sorte. Il y a plusieurs années, les petits producteurs de lait belge ont dû s’unir eux aussi pour survivre face aux exploitants des multinationales soutenus par une politique européenne de surproduction. Oxfam a mis en relation les producteurs belges et burkinabè qui se sont rendus compte que les causes de leurs difficultés étaient les mêmes. Depuis, Oxfam et les producteurs de lait belge ont accompagné les producteurs burkinabè pour aboutir à la création du label Fairefaso et pour financer les mini-laiteries, entre autres via le crowdfunding d’Oxfam.

Seogo Amadou est un client fidèle de la mini-laiterie de Bittou. « Le lait est délicieux et de bonne qualité », assure-t-il. « En tant que consommateur, je trouve très important d’acheter des produits locaux pour soutenir notre propre marché. »

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