Découpage de la Cisjordanie : zoom sur la Zone C

 

 

Suivant l’accord intérimaire de 1995 dit « d’Oslo II », la Cisjordanie est divisée en 3 zones : A, B et C. 

  • La Zone A est sous contrôle complet de l’Autorité palestinienne, 
  • La Zone B sous contrôle conjoint entre l’Autorité palestinienne (administration civile) et Israël (contrôle militaire). 
  • La Zone C - 60% de la Cisjordanie - est sous contrôle israélien exclusif. 70% de cette Zone C est interdite d’accès aux Palestiniens.

Israël définit les terres situées en Zone C comme étant réservées aux colonies israéliennes ou aux exercices militaires israéliens ou encore comme réserves naturelles. Au moins 180.000 Palestiniens autochtones y vivent, et 325.000 colons israéliens s’y sont installés.

Moins de 1% de la Zone C ayant été désignée par Israël comme pouvant servir à une expansion immobilière palestinienne, il est virtuellement impossible pour les Palestiniens vivant en Zone C d’obtenir des permis de bâtir. Selon l’ONG israélienne Bimkom, partenaire d’Oxfam, plus de 98% des demandes palestiniennes de permis de construire en Zone C entre 2010 et 2014 ont été rejetées. Faute de permis de construire, les Palestiniens autochtones subissent donc régulièrement des démolitions de leurs habitations par l’armée israélienne.

Il est important de noter que ce plan de division de la Cisjordanie prévoyait de transférer graduellement le contrôle des Zones B et C aux Palestiniens (les intégrant à la Zone A). Mais ce processus de transfert est gelé depuis 1999.