Des potagers urbains au Salvador

stadstuinen
24/11/2015

Depuis 8 ans, Oxfam et son partenaire PROCOMES préparent les communautés les plus vulnérables dans la capitale San Salvador afin qu’elles réagissent au mieux aux catastrophes.

Le Salvador est un petit pays d’Amérique centrale régulièrement touché par des catastrophes naturelles (séismes, éruptions volcaniques, ouragans...). Celles-ci mettent en danger la vie des populations mais ont également un impact sur leurs moyens de subsistance et leur alimentation. 

Catastrophes naturelles et sécurité alimentaire

Ces catastrophes naturelles endommagent les champs et les voies de transport des marchandises, et sont souvent suivies de spéculation sur les cours des denrées alimentaires ainsi que d’une inflation de leur prix. Pour Oxfam, préparer les populations aux catastrophes naturelles passe donc aussi par le fait de garantir leur alimentation, par exemple grâce à des potagers urbains.

Pour chaque potager, Oxfam distribue des outils, comme des arrosoirs, du grillage pour des poulaillers et des plateaux à semis. De plus, sept pépinières ont été créées pour y cultiver de jeunes pousses, qui sont ensuite replantées dans les potagers.

Des équipes formées de femmes chefs de famille et de personnes à faibles revenus, reçoivent une formation en sécurité alimentaire, apprennent à cultiver un potager, à fabriquer des engrais bio, à traiter les parasites…  

Juana Flor Martinez, mère célibataire de 4 enfants, dont 2 jumeaux handicapés mentaux, est coordinatrice d’une équipe qui a reçu une formation d’Oxfam : « Avant, nous ne savions pas comment préparer de l’engrais, cultiver la terre. Si la terre n’est pas bien nourrie, rien ne pousse. » 

Pour cultiver son potager, elle recycle maintenant tout ce qu’elle peut et y plante des légumes : des boîtes de conserve, des boîtes de lait... 

« J’ai des choux, des concombres, du céleri, de la laitue et des herbes aromatiques. Je plante tout cela avec mes enfants et tout le monde met la main à la pâte. » Désormais, Juana n’a plus besoin de se rendre au marché aussi souvent qu’avant.

Entre 2012 et 2013, 15 communautés ont pu bénéficier de ces potagers, une activité conçue dans le cadre d’un projet de réduction des risques de catastrophes financé par l’Union européenne. Ces activités ont continué en 2014 et 2015, dans 15 autres communautés, grâce à un financement de l’Union Européenne.


L’Union Européenne est l’un des plus importants bailleurs de fonds d’aide humanitaire au monde. Son mandat n’implique pas seulement le financement d’opération d’aide humanitaire, mais également les activités de préparation aux désastres en assistant les populations vulnérables vivant dans les zones à risque pour réduire l’impact des catastrophes naturelles sur leur vie et leurs moyens de subsistance.

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