Des soins de santé pour ceux qui ont tout perdu

12/08/2014

Alors qu’un calme précaire s’installe dans la bande de Gaza, les cliniques mobiles de notre partenaire apportent une aide médicale d’urgence aux familles qui se sont réfugiées dans des écoles. Des centaines de milliers de personnes n’ont pas d’eau potable, d’électricité et de services de bases.

Les écoles de la bande de Gaza sont devenues des lieux de refuges pour des milliers de familles. Dans une école à Beit Lahia, 4.000 personnes dorment dans les classes, dans les couloirs et dans la cour. Sans électricité depuis des jours, les pompes à eau ont arrêté de fonctionné et des eaux usées se déversent maintenant sur le sol. Des détritus s’empilent à l’entrée. Des conditions qui favorisent la transmission des maladies. Une longue file se forme à l’arrivée de la clinique mobile du partenaire d’Oxfam PMRS. Un partenariat rendu possible par un financement de la coopération Belge au développement.

Najah Abu Ouda est arrivée avec ses enfants il y a 3 semaines, fuyant les bombardements. Pendant le cessez-le feu, elle est allée revoir sa maison. « Elle était complètement détruite. Mes enfants sont dévastés. Ici 70 personnes dorment dans une même classe, c’est horrible. Mes enfants sont tout le temps malades. Je m’inquiète pour eux mais je suis soulagée qu’il y ait une équipe médicale ici, qui pourra peut-être sauver la vie de mes enfants s’ils tombent malade à nouveau »

« Nous avons reçu 171 patients en quelques heures, dont 105 enfants » explique Dr. Ihab Dabour, qui dirige la clinique mobile, allant d’une école à l’autre. « Deux avaient la méningite et ont été immédiatement transférés vers l’hôpital. Quand l’opération militaire terrestre a commencé, les routes étaient coupées et j’étais bloqué chez moi pendant des jours. Je savais qu’il y avait tellement de gens qui avaient besoin de soins de santé et que j’aurais pu les aider. Après des jours de bombardements, j’ai décidé de prendre le risque d’aller aider les gens qui s’étaient réfugiés dans les écoles. Et c’est à ce moment qu’une bombe a explosé à côté de moi et ma voiture a été touchée par un obus. Je n’arrive toujours pas à croire que j’ai survécu. »

De l’aide à plus de 200.000 personnes

Nous avons déjà pu venir en aide, avec nos partenaires locaux, à plus de 200,000 personnes. Nous avons ainsi distribué de l’eau potable à plus de 175.000 personnes qui avaient dû fuir leur maison et qui s’étaient notamment réfugiées dans des écoles et des hôpitaux. Nous avons distribué des coupons alimentaires à 26.000 personnes pour leur permettre ainsi d’acheter des produits alimentaires de base tout en soutenant le commerce local qui subsiste malgré la crise. Nous avons également distribué de la nourriture à 2.600 personnes. Enfin, nous avons apporté des soins de santé d’urgence à environ 24.000 personnes jusqu’à présent, et distribué 300 kits d’hygiène.

L’échec de la prolongation du cessez-le feu coûtera de nouvelles vies et mettra en danger des populations civiles. « La violence est intolérable et elle doit finir maintenant. Les deux parties ont échoués à plusieurs reprises à s’attaquer aux causes profondes du conflit, dont la fin du blocus israélien. Ils doivent négocier la paix juste et durable que les Palestiniens et Israéliens méritent », déclare Nishant Pandey, directeur d’Oxfam dans le Territoire Palestinien occupé et en Israël.

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