El Niño : 60 millions de personnes supplémentaires menacées par la faim

16/04/2016

A cause du phénomène El Niño et des changements climatiques, 60 millions de personnes supplémentaires risquent de souffrir de la faim cette année. Mais si nous mettons en œuvre l’accord climatique de Paris, nous pouvons inverser la tendance.

Arrêtons le changement climatique, stoppons la faim. Demandons aux leaders mondiaux de débloquer des fonds et d’aider les victimes du changement climatique.

Signez la pétition

 

Où frappe El Niño ?

El Niño est un phénomène climatique récurrent, qui a des conséquences à l’échelle mondiale. Mais cette année, il est plus fort que jamais. El Niño touche surtout les paysans dans les pays en développement : ces petits agriculteurs sont dépendants de leurs récoltes à la fois pour leurs revenus et pour leur propre alimentation.

Oxfam a développé une carte interactive qui visualise quels pays subissent les effets d’El Niño. Cliquez sur la carte pour voir où frappe El Niño et ce qu’Oxfam met en œuvre pour aider les populations à y faire face.

Effets dans le monde

 

El Niño et le changement climatique

Les changements climatiques sont sans aucun doute la cause de cet El Niño super puissant. Pour les victimes des changements climatiques du monde entier, El Niño signifie :

  • plus de pluies et plus d'inondations
  • ou plus de sécheresses,
  • mais surtout, plus de faim : en 2016, 60 millions de personnes souffraient de la faim à cause de mauvaises récoltes.

En mars, la SADC (Communauté de Développement d’Afrique Australe) annonçait une nouvelle période de sécheresse extrême, directement liée au phénomène climatique El Niño. En Afrique australe, entre 28 et 30 millions de personnes doivent faire face à une situation d’insécurité ou de pénurie alimentaire. Si aucune action n’est rapidement entreprise, ce nombre pourrait grimper jusqu’à 49 millions.

Ipaishe (voir photo en haut), militante d’Oxfam au Zimbabwe, que vous avez peut-être déjà vue dans ce film sur le climat, essaye d’inverser la tendance en travaillant à l’amélioration des systèmes d’irrigation :

L’imprévisible exige une adaptation constante. C’est pour cette raison que nous avons besoin d’aide. L’accès à l’eau potable est particulièrement important car de nombreuses maladies sont liées à l’eau stagnante ou impure, comme la malaria ou le choléra.

 

La solution: mettre en œuvre l'accord climatique de Paris

Il est essentiel que nous réduisions nos émissions de gaz à effet de serre. Parce que beaucoup de personnes sont déjà touchées par le changement climatique, et que ce dernier rend des phénomènes comme El Niño plus extrêmes.

Et les victimes de phénomènes comme El Niño ?

L’accord climatique de Paris prévoit plus d'argent pour l'adaptation au changement climatique. En d'autres termes, les pays riches et pollueurs ont promis de verser de l'argent au Fonds Climat, pour permettre aux pays les plus pauvres de s’adapter au changement climatique.

Que fait la Belgique de l'accord climatique?

Sur papier, rien de concret sur la manière dont les pays signataires devraient dégager des fonds pour le climat. La Belgique a promis de libérer 50 millions d'euros par an d'ici à 2020. Cela équivaut à moins de 5 euros par Belge. Beaucoup moins que la France, qui contribue à raison de 75 euros par personne. La Suède, la Grande-Bretagne et l'Allemagne font également mieux que la Belgique.

La direction choisie par la Belgique  pour réduire nos émissions de gaz à effet de serre après 2020 n'est pas claire. Plusieurs ONG belges ont donc envoyé 6 recommandations à nos décideurs belges et européens. Experte climat, Brigitte Gloire souligne que la réduction des émissions de l'UE d'au moins 40% ne suffit pas pour limiter le réchauffement de notre planète à 1,5 ° C. Nous ne savons d'ailleurs pas dans quelle mesure nos gouvernements tiendront compte de nos recommandations.