FFD : une abréviation importante ? Oui, si vous vous souciez de la pauvreté, des inégalités et du changement climatique

12/07/2015

Nous vivons dans un monde injuste. Est-ce que les grands leaders politiques vont prendre des mesures pour y remédier  lors du sommet FFD qui débute demain ?

Notre ministre de la coopération au développement Alexander De Croo (Open VLD) s’envole aujourd’hui pour l’Ethiopie. Des ministres du monde entier y seront rassemblés pour un sommet des Nations unies intitulé : « Financing for Development » (dans le jargon : #FFD).

Les ministres vont y décider comment nous allons financer le développement des pays les plus pauvres au monde. L’agenda sera bien rempli, avec notamment des discussions sur : 

  • la mise en place d’un système fiscal plus équitable
  • le financement de la lutte contre le changement climatique.
  • le rôle d’un financement public ou d’un financement privé pour l’aide au développement

Un système fiscal équitable

Les multinationales évitent les taxes, et pas seulement en Europe. Les pays en voie de développement perdent également des milliards de dollars sur leurs recettes fiscales car des grandes entreprises placent leurs bénéfices dans des paradis fiscaux.

Si nos dirigeants veulent enrayer l’évasion fiscale, ils devront adapter les règles fiscales au niveau mondial.

Un organisme des Nations unies pour la fiscalité

En ce moment, les 34 pays membres de l’OCDE (L’Organisation de coopération et de développement économiques) sont en train de réformer les règles fiscales. Mais l’OCDE ne tient pas compte des besoins des pays en voie de développement. Les premiers pas vers la création de cet organisme doivent être faits lors du sommet FFD en Ethiopie.

C’est pourquoi, Oxfam plaide pour la création d’un organise des Nations unies pour la fiscalité : une instance où tous les pays seraient sur un pied d’égalité pour négocier et pour adapter les règles biaisées de la fiscalité. Les premiers pas vers la création de cet organisme doivent être faits lors du sommet FfD en Ethiopie.
 

Financement pour le climat

Le problème de l’évasion fiscale n’est pas le seul qui doit être soulevé au sommet FfD.  Le changement climatique coûte aussi énormément d’argent aux pays en voie de développement qui sont confrontés à des conditions climatiques extrêmes, des catastrophes naturelles et des problèmes de sécurité alimentaire.

Pourtant ce ne sont pas les pays en voie de développement qui ont provoqué le changement climatique. Ils payent juste le prix de décennies d’émissions de carbone par les pays les plus riches. C’est pourquoi les pays riches doivent maintenant les aider à s’adapter aux effets du changement climatique.

Un financement des états ou des entreprises ?

La question du rôle d’un financement privé pour l’aide au développement est un autre sujet de discussion très important. En effet, de plus en plus d’Etats comptent sur le soutien d’entreprises privées pour assurer des besoins de base comme l’enseignement ou les soins de santé.

Cela pose un problème, car le but principal pour les acteurs privés est de créer du profit et pas d’assurer le bien-être des autres. C’est pourquoi les Etats vont devoir opter pour un financement public.

Cette publication a été réalisée avec le soutien de l'Union européenne. Le contenu de cette publication relève de la seule responsabilité d'Oxfam-Solidarité et ne reflète pas nécessairement le point de vue officiel de l’Union européenne.