Gaza au bord d’une crise majeure dans le secteur de la santé

05/08/2014

Les bombardements ont détruit des dizaines de puits, de canalisations et de citernes et des déversements d’eaux usées ont contaminé les sources d’eau potable. 15.000 tonnes de matières fécales pourrissent dans les rues, les pompes à eau sont sur le point de manquer de carburant, et de nombreux quartiers sont privés d’électricité depuis des jours.

« Nous travaillons dans un contexte où les infrastructures d’approvisionnement en eau sont complètement détruites, ce qui empêche les habitants de Gaza de cuisiner, de tirer la chasse de leurs toilettes ou de se laver les mains. Il y a actuellement un risque majeur de santé publique, et si un cessez-le-feu de 72h est une étape positive, cela prendra des mois voire des années pour reconstruire complètement les infrastructures de Gaza », explique Nishant Pandey, directeur d’Oxfam dans le Territoire palestinien occupé et en Israël.

Même avant les violences du mois passé, la population de Gaza était extrêmement vulnérable du fait du blocus israélien. Une punition collective qui frappe l’entièreté de la population civile et qui empêche la libre circulation des marchandises et des personnes, ce qui a anéanti l’économie et gravement restreint les droits fondamentaux des populations. 

« Les conditions de santé publique s’aggravent d’heure en heure à Gaza, et la pénurie d’eau courante accroît le risque d’épidémies. Le cessez-le-feu ne suffira pas à mettre fin aux souffrances à Gaza : il faut mettre fin au blocus de Gaza pour qu’il y puisse y avoir une véritable reconstruction et une paix durable pour  les Israéliens comme pour les Palestiniens »,  a déclaré Nishant Pandey.

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