Gaza : mettre fin aux violences de toute urgence

Gaza
16/05/2018

100 morts, dont au moins 12 enfants. Plus de 12.000 blessés, dont des enfants, des journalistes et des médecins.  C’est le bilan provisoire des violences à Gaza depuis le 30 mars. Oxfam appelle le gouvernement belge à mettre la pression sur Israël pour mettre fin à ces violences et au blocus de Gaza.

La plupart des victimes ont été tuées par les tireurs d’élite israéliens et avec des armes de guerre. Des manifestants qui protestaient à l’occasion des 70 ans de l’expulsion de 750.000 Palestiniens de leurs maisons en 1948. Plus de 70% de la population à Gaza sont des réfugiés qui doivent vivre sous le blocus israélien depuis des années.

Alaa, 22 ans, est membre de l’équipe palestinienne de cyclisme. Le 30 mars, lui et des milliers d’autres Palestiniens sont allés manifester à la frontière de Gaza pour réclamer le respect de leurs droits et la fin du blocus de Gaza en place depuis 10 ans. Ce jour a changé sa vie :

La Belgique doit agir

Le gouvernement belge a condamné les violences israéliennes. Oxfam l'appelle donc à utiliser tous les moyens diplomatiques pour faire pression sur Israël. Et ce, afin de mettre fin aux violences envers les manifestants non armés et au blocus illégal de Gaza.

La Belgique doit également appeler la communauté internationale à mettre en place une commission d’enquête internationale indépendante pour identifier toute violation du droit international et s’assurer que les coupables soient traduits en justice.

Un blocus cause de crise humanitaire

Le blocus de Gaza par Israël, qui dure depuis 10 ans, a causé un effondrement des infrastructures et des services qui, à son tour, a provoqué une crise humanitaire touchant près de deux millions de personnes. Ce sont majoritairement des réfugiés qui, en pratique, sont piégés à l’intérieur de la bande de Gaza.

  • Plus de 80% de la population de Gaza est dépendante de l'aide internationale
  • Quelque 40% de la population de Gaza peine à avoir assez à manger.
  • Le chômage est de plus de 40%
  • 96% de l'eau est impropre à la consommation et le risque de maladies et d'infections est donc très élevé.

Un poste frontière crucial

Le poste-frontière de Kerem Shalom a été endommagé il y a quatre jours, et est désormais fermé.

« Ce poste-frontière est crucial » explique Chris Eijkemans, directeur pays d'Oxfam sur place. « C’est l’un des seuls points d’accès à Gaza pour les marchandises. Cette situation pourrait entraîner une pénurie de carburant qui aurait à son tour un impact sur l’irrigation agricole. Il n’y a pas de Plan B à ce stade. L’inflation sur le prix de la nourriture risque de frapper durement – et rapidement – les familles pauvres. »

Toute pénurie soudaine de carburant aurait également des conséquences sur le fonctionnement des usines de désalinisation qui approvisionnent 90% de la population de Gaza en eau potable

L’action d’Oxfam

Oxfam mène actuellement 4 projets humanitaires à Gaza, centrés sur la sécurité alimentaire et des programmes en eau et assainissement. Ces projets aident actuellement 258.000 personnes et leur apportent de l’eau de et la nourriture vitales.