Justice de genre, moteur de développement

07/03/2018

Campagnes, urgences, développement…: Oxfam inscrit la justice de genre au cœur de toutes nos actions. Car les femmes sont le moteur du développement. En luttant pour l'égalité des droits entre les hommes et les femmes, nous aidons les femmes à s'opposer à la violence et à l'oppression, et à revendiquer leur juste place dans la société.

Justice de genre : quèsaco ?

Pour Oxfam, la justice entre les femmes et les hommes recouvre l’égalité et l’équité complètes dans toutes les sphères de la vie. Conjointement et sur un pied d’égalité avec les hommes, les femmes doivent pouvoir définir et élaborer les politiques, les structures et les décisions qui touchent à leur vie et à tous les aspects de la société.

Pauvreté et inégalités de genre

La pauvreté est une injustice. Les équipes d’Oxfam la combattent jour après jour. Et à travers le monde, ce sont les femmes qui sont les premières victimes de cette injustice. Elles ont moins de pouvoir et moins de moyens financiers que les hommes. Leur accès à la terre, à l’éducation, à la santé et aux espaces politiques est également réduit. Et si cela n’était pas suffisant, elles sont également plus exposées aux violences.

Pour lutter contre ces inégalités, Oxfam soutient les organisations locales qui promeuvent l’égalité entre les femmes et les hommes. Nous sommes également aux côtés de coopératives d’agricultrices ou d’entrepreneuses, ou des défenseuses du droit à la terre.

Droits et leadership

Afin de tendre vers l’objectif d’égalité, Oxfam renforce des groupements de femmes à travers le monde entier. Ainsi soutenues, elles se sentent à même de revendiquer leurs propres droits, parviennent à se renforcer les unes les autres et à affirmer leur leadership, social, politique et économique. C’est essentiel, car l’autonomisation est l’un des principaux moteurs du développement humain.

Au Guatemala, les femmes ont beaucoup de difficultés à faire valoir leur place au sein de la société. Et pour les femmes issues des populations indigènes, c’est encore plus compliqué. Tz’ununija’, partenaire d’Oxfam, est un mouvement mis en place par et pour ces femmes indigènes. Cette organisation propose des ateliers aux femmes Maya afin de les familiariser avec leurs droits. Elles y apprennent aussi à prendre la parole et à revendiquer leurs droits auprès des autorités locales.

Renforcer les agricultrices

Les femmes agricultrices ont un rôle essentiel dans la lutte contre la faim. Leur travail crucial dans la culture à petite échelle ou vivrière (destinée à  la consommation de leur propre famille) est peu reconnu et valorisé. Oxfam apporte un soutien spécifique à ces femmes doublement victimes de discrimination. D’abord en tant que femmes au sein de leur communauté, mais aussi en tant qu’agricultrices à petite échelle face aux entreprises agroalimentaires. C’est pourquoi oxfam les aide à s’organiser entre elles, tout en s’assurant qu’elles bénéficient, individuellement et collectivement, d’un accès plus large à la propriété et aux ressources de production.

Jorthor, 53 ans, vit au Laos. Elle a 6 filles et 3 fils. Son travail dans une plantation de caoutchoutiers lui permettait à peine de joindre les deux bouts. Et puis elle a rejoint le groupe communautaire Ban Phai, qui reçoit un soutien de CAMKID, une organisation partenaire d'Oxfam. Leur projet ? Un potager commun qui offre une source alternative de revenus. « Grâce à cet argent, je peux payer les frais scolaires de mes enfants et acheter du matériel de cuisine. Cultiver des légumes est une source de revenus fiable. »

Protection en cas d’urgences

Pendant les crises humanitaires - guerres ou catastrophes naturelles - Oxfam se concentre sur la protection des plus vulnérables. Les femmes seules et cheffes de familles ont souvent moins de ressources. Il est particulièrement difficile pour elle de se relever ou de subvenir à leurs besoins, d’autant que les violences de genre sont généralement très présentes durant les périodes de chaos. Oxfam leur apporte donc en priorité de l’aide humanitaire et organise des systèmes de protection au niveau communautaire.

La région des Kivus en RD Congo est le théâtre de conflits et de violences depuis plus de 10 ans. Des violences qui entrainent des déplacements de populations de masse, les civils se retrouvant obligés de quitter leurs maisons et leurs champs pour aller se réfugier dans d’autres villages souvent eux-mêmes très pauvres. Avec son partenaire local ASPLC, Oxfam organise des programmes agricoles pour permettre aux déplacés de retrouver des moyens de subsistance. Ces programmes ciblent les plus vulnérables, notamment les femmes seules et les mères de familles monoparentales.

Mettre fin aux violences

A travers notre campagne mondiale, « Enough », Oxfam lutte contre les croyances et pratiques discriminatoires qui justifient la violence contre les femmes. Il est nécessaire de continuer à améliorer les législations et les politiques. Mais il faut aussi s’atteler à transformer les sociétés de manière profonde et durable. Cela exige un grand changement dans les mentalités en ce qui concerne les rapports de force entre les femmes et les hommes.

Et aussi au sein de notre organisation

Oxfam-Solidarité s’engage dans la prévention et la protection du harcèlement, des abus et autres comportements sexuels répréhensibles. Cet engagement est pris au sein de la confédération Oxfam, et concerne aussi bien les activités des sièges que les équipes sur le terrain. La directrice générale d’Oxfam International, Winnie Byanyima a ainsi récemment annoncé un nouveau plan d’action pour renforcer les mécanismes de protection et de prévention. Ecoutez le message qu'elle a exprimé à l'occasion de la Journée internationale des droits des femmes du 8 mars :

 

 

Aujourd'hui plus que jamais, Oxfam-Solidarité s'engage à travailler avec vous pour un monde plus juste, plus solidaire et plus respectueux des femmes.