Les Belges ont donné près de 100.000 euros pour Gaza

15/10/2014

100 jours exactement après le début de l’escalade de violences à Gaza, Oxfam-Solidarité clôt son appel aux dons. La population belge a répondu à cet appel et la somme récoltée a même atteint 99.764 euros. Cette somme a permis à Oxfam de fournir de l’eau potable, de la nourriture et une aide médicale urgente. L’attention se porte désormais sur la reconstruction, grandement compliquée par le blocus israélien toujours en place.


Au total, l’escalade de violence qui a débuté en juillet aura fait 2.216 victimes et des milliers de blessés. De plus, les 50 jours de bombardements intensifs ont gravement endommagé les infrastructures et les dégâts sont estimés à plusieurs milliards de dollars. Maisons, écoles, hôpitaux et systèmes d’approvisionnement en eau ont ainsi été partiellement ou entièrement détruits (voir aussi chiffres en pièce jointe). Des dizaines d’écoles ont été transformées en abris de fortune. Nesma 10 ans, s’y est aussi réfugiée. C’était le seul endroit où aller pour elle et sa famille dont la maison a été complètement détruite.

Avant, Nesma aimait aller à l’école. Mais désormais, elle l’associe à ce quotidien très dur :

« Maintenant, toute ma vie tourne autour de l’école. Ce n’est plus un plaisir d’y aller. Cela ne me rappelle que des mauvais souvenirs. Nous n’avons plus de maison et je n’en peux plus de ne voir que des salles de classes et des tableaux noirs. »

Une aide médicale d’urgence

Oxfam a fourni de l’eau potable et de l’aide médicale dans ces écoles-refuges, comme par exemple dans celle où habite maintenant Nesma. Au total, l’organisation de développement a pu apporter de l’eau potable à  295.000 personnes. Plus de 320.000 personnes ont également reçu des bons alimentaires d’Oxfam, afin de pouvoir acheter de la nourriture dans les commerces locaux. A côté de cela, Oxfam soutient une clinique mobile qui opère dans des zones reculées ainsi que l’un des plus grands hôpitaux de Gaza.

Tout ceci n’aurait pu avoir lieu sans la générosité des Belges qui, 100 jours après le début des hostilités à Gaza, ont fait don de 99.764 euros à Oxfam pour soutenir l’aide humanitaire sur place. Avec l’argent récolté en Belgique, Oxfam a par exemple pu acheter des médicaments, des bandages ou du matériel médical comme des béquilles ou des chaises roulantes. Nos partenaires sur place à Gaza ont donc pu fournir de l’aide médicale à près de 50.000 personnes. Stefaan Declercq, Secrétaire général d’Oxfam-Solidarité :

« Grâce aux dons des Belges, nous avons pu sauver des vies à Gaza. L’aide d’urgence que nous avons apporté a aidé des milliers d’hommes, de femmes et d’enfants, comme Nesma, à traverser ce conflit macabre. Maintenant, le plus grand défi qui se présente à eux, c’est repartir de l’avant et reprendre le fil de leur vie. Oxfam reste évidemment active à Gaza mais nous nous concentrons désormais sur la reconstruction. »

50 ans pour reconstruire ?

La reconstruction dépasse de loin le simple aspect financier. La situation est en effet compliquée par le blocus israélien, qui viole les obligations d’Israël en tant que puissance occupante. En effet, ce blocus empêche la libre circulation des biens et des personnes depuis et vers Gaza. L’entrée de matériel de construction dans la bande de Gaza est donc limitée alors que ce matériel est indispensable pour remettre les maisons sur pied.

A Gaza, 89.000 nouveaux logements sont nécessaires tout comme 226 nouvelles écoles. Ceci représente environ 700.000 camions de matériel. Lors du premier semestre 2014, seuls 1.100 camions ont franchi la frontière en moyenne tous les mois. A ce rythme, la reconstruction de Gaza prendra au minimum 50 ans.

Lors d’une conférence tenue récemment au Caire, les bailleurs de fonds internationaux ont promis de dégager plusieurs milliards pour la reconstruction de Gaza. Mais Oxfam insiste sur le fait que libérer ces montants ne suffit pas. La communauté internationale doit également se mettre d’accord pour déterminer comment réaliser cette reconstruction sur le terrain et quelles instances doivent en assurer le suivi. Nous rappelons également notre exigence d’un cessez-le-feu permanent, de la fin du blocus israélien et d’une paix durable. Il est grand temps de s’attaquer pour de bon aux racines de cette situation.

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