Les pays riches, irresponsables à la COP24

20/12/2018

La 24ème Conférence des Nations unies sur les changements climatiques a sapé les efforts acharnés qui auraient pu nous préserver des changements climatiques. Et la Belgique n’est pas en reste.

Un grave manque d’ambition

Les Etats n’ont pas réussi à mettre en place les objectifs ambitieux qui auraient pu permettre de rester en deçà d’un réchauffement d’1,5°C, comme le préconisait le rapport du GIEC (Groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat). Un rapport qui démontrait aussi que nous ne disposons que de 12 ans pour mettre un terme à notre dépendance aux énergies fossiles.

La Belgique a bien reconnu la valeur de ce rapport pendant la COP, mais n’a pas su trouver d’accord en interne pour y donner les réponses nécessaires. Malgré les 75.000 personnes descendues dans la rue pour réclamer plus d’ambition climatique, la Belgique refuse toujours de rejoindre les 26 autres pays de la « High Ambition Coalition » pour le climat et n’a proposé aucun mécanisme fort ou ambitieux. 

Une crise urgente pour tous, mais plus difficile pour les plus pauvres

Sans mesures ambitieuses et rapides de la part de nos gouvernements, les catastrophes humanitaires seront de plus en plus nombreuses et ce sont les populations les plus vulnérables qui seront les premières victimes, bien qu’elles n’en soient pas les premières responsables. 

Un monde où le réchauffement planétaire est supérieur à 1,5°C sera extrêmement dangereux pour nous tous, mais signifierait la vie ou la mort pour beaucoup des populations les plus pauvres du monde. Si le réchauffement passe de 1,5°C à 2°C :

  • 457 millions de personnes supplémentaires devront vivre dans la pauvreté,
  • Près de 420 millions de personnes seront exposées aux vagues de chaleur extrêmes
  • Il y aura 39% de sécheresses en plus. 

De l’ambition chez les personnes les plus affectées

Les pays et les communautés qui sont les plus touchées par la crise climatique avancent quant à eux avec des plans ambitieux d'énergie renouvelable et trouvent de nouveaux moyens de s'adapter aux impacts auxquels ils sont confrontés : à travers le monde, des familles installent par exemple de plus en plus de panneaux solaires sur leurs toits et des paysan.e.s développent des techniques innovantes pour parvenir à produire de la nourriture alors que les pluies deviennent moins prévisibles.

Face à leurs voix et à celles des milliers de jeunes et d’activistes qui réclament une action forte, nos gouvernements sont de plus en plus confrontés à un choix : rejoindre ce mouvement pour sauver l'humanité, ou se retrouver du mauvais côté de l'histoire.

Plus d'infos sur le lien entre faim et changement climatique

Thème: