“L’insécurité sécurisée”

Les atteintes aux droits humains commises contre des civils dans l'est de la RDC perdurent alors que l'État intensifie son contrôle. Ce rapport d’Oxfam présente les résultats d’une nouvelle étude  sur la situation en République démocratique du Congo, et plus précisément dans 4 régions de l’est du Congo. 

La République démocratique du Congo a souvent fait les titres de la presse internationale durant le conflit de ces 20 dernières années. Lorsque le groupe rebelle du 23-Mars (M23) a été vaincu en novembre 2013, il a semblé que les cycles de violences répétées étaient sur le point de disparaître progressivement. Le pays allait apparemment passer en phase d'après-conflit.

Toutefois, de nouvelles recherches présentées dans ce document indiquent que l'exploitation généralisée des citoyens est toujours d'actualité. Dans de nombreuses zones, la population est encore victime de grandes violences de la part des groupes armés et, dans certains cas, du gouvernement, dont la police, l'armée et des agents étatiques.

« Nos maris ne peuvent pas sortir parce qu’ils risquent d'être tués. [Par conséquent, ce sont les femmes qui vont chercher les produits alimentaires]. C'est dans ce genre de situation que nous sommes violées, si nous rencontrons des militaires sur notre chemin. » Discussion en groupe de réflexion composé de femmes, Masisi, Nord-Kivu, 24 septembre 2014

La consolidation de l'autorité de l'État en vue de servir les intérêts des Congolais et de garantir une paix durable demeure un défi difficile à relever, mais dont la priorité est capitale.

L’enquête d’Oxfam se concentre sur 4 régions de l’Est du Congo dont la stabilisation est prioritaire. Ce rapport contient des recommendations pour les autorités Congolaises et les autres parties prenantes. 

Date de publication: 
06/03/2015
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