Migrants et réfugiés : oubliés de l’Assemblée générale de l’ONU ?

18/09/2017

Un an après le sommet historique de l’Onu pour les réfugiés et les migrants et la déclaration de New York qui en était ressortie, la communauté internationale n’a réalisé aucun progrès notable pour atteindre les objectifs qu’elle s’y était fixés.

En 2016, lors du tout premier Sommet des Nations unies pour les réfugiés et les migrants, la communauté internationale a réaffirmé dans une déclaration sa responsabilité de protéger la vie des personnes contraintes de fuir pour survivre. Des chefs d’État et de gouvernement s’y sont engagés à négocier deux accords mondiaux soutenant les droits des réfugiés et des migrants qui devront être adoptés par l’Assemblée générale de l’ONU de septembre 2018 :

  • un pacte mondial sur les réfugiés
  • un pacte mondial sur les migrations

Signez la pétition d’Oxfam

Mais un an après ce sommet historique, l’élaboration de ces « pactes » n’a quasiment pas avancé et les lois discriminatoires et autres rhétoriques xénophobes ont continué de faire légion dans de nombreux pays. Face à un tel manque de résultats à la mi-parcours, l’objectif de septembre 2018 parait compromis.

Des militants Oxfam devant la maison où a grandi le président Donald Trump. Des équipes d’Oxfam sont présentes à New York pour protester le manque de progrès et d’efforts de la communauté internationale. Winnie Byanyima, directrice générale d’Oxfam: « Il est grand temps que la communauté internationale s’attelle à faire de sa promesse de refonte du système d’accueil des réfugiés une réalité. Au plus ils attendront, au plus ce sera difficile. La communauté internationale ne peut pas se permettre d’espérer que le problème se règle de lui-même. »

L’accueil des réfugiés, une responsabilité inégalement partagée

Oxfam appelle les états membres à s’atteler de toute urgence à faire de leur déclaration de New York une réalité, et ce particulièrement en ce qui concerne la mise en place d’un mécanisme concret de répartition des responsabilités d’ici à 2018 : ce mécanisme devrait déterminer combien de réfugiés chaque pays devrait accueillir.

En effet actuellement, la grande majorité des réfugiés – près de 84 % – se trouvent dans des pays pauvres comme l’Ouganda ou le Liban, qui peinent déjà à répondre aux besoins de leur population ou qui risquent de compromettre leur propre stabilité. Et pendant ce temps, les 6 pays les plus riches, qui ont les moyens de renforcer leurs services d’hébergement, d’éducation et de santé, accueillent moins de 9 % des réfugiés du monde.

Vous pouvez agir

La responsabilité d’aider les personnes contraintes de fuir pour survivre ne peut pas continuer à peser sur les épaules des pays les plus pauvres. Une solution mondiale est absolument nécessaire, une solution à laquelle tous les pays contribuent.

Demandez à votre gouvernement de s’engager à assumer sa part de responsabilité pour accueillir les réfugiés et protéger la vie des réfugiés et des migrants à travers le monde.

Signez la pétition d’Oxfam en soutien aux réfugiés et aux migrants

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