Nigéria : déplacés par millions à cause de Boko Haram

19/09/2016

Hassan, Zarah et Shettima et 2,7 millions d’autres ont dû fuir leur maison à cause des violences dues au conflit avec Boko Haram en Afrique de l’Ouest. Oxfam est sur place et leur apporte de l’eau potable et de la nourriture mais les besoins sont énormes.

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20 personnes dans un 2 pièces

Hassan Ibrahim est entrepreneur Nigerian. A 45 ans, il avait deux boulangeries et son propre supermarché et employait ainsi 30 personnes.

Mais une nuit, des soldats sont venus le prévenir que Boko Haram approchait dangereusement de sa ville. Le matin venu, la quasi-totalité de la population quittait la ville, emportant ce qu’ils pouvaient. Hassan a pu mettre sa famille dans un camion en direction de la ville de Maiduguri, au nord-est du Nigeria, tandis qu’il continua le chemin à pieds : une semaine de marche.

Sur les 5.000 habitants de sa ville, seuls 25 hommes sont restés. 15 sont morts et la ville a été complètement ravagée. Mais Hassan est pourtant pressé d’y retourner. Cela fait maintenant 1 an et demi qu’il vit dans de dures conditions au camp de déplacés Farm Center à Maiduguri, où vivent plus de 13,000 familles de déplacés.  

« Continuer à vivre comme ça, c’est inimaginable. Je n’arrive pas à croire que nous ayons tout perdu. Ma famille, qui est composée de plus de 20 personnes, vit maintenant dans un 2 pièces, dans un bâtiment délabré… »

Des sachets d’eau pour payer son loyer

Auparavant, Zarah Isa, avait l’habitude de cultiver la nourriture de sa famille avec son mari, sur leur propre terrain.

Mais il y a 3 ans, Boko Haram a attaqué son village et a tué son mari. Elle a dû fuir avec ses 6 enfants, une fuite qui les a amenés à se réfugier pendant un mois dans la forêt, avant d’atteindre la ville de Maiduguri.

Maintenant, elle vit avec ses enfants dans une petite chambre avec un toit qui perce. A 50 ans, elle n’arrive pas à trouver du travail car elle est jugée trop vieille. Ça fait maintenant 3 mois qu’elle n’a pas pu payer son loyer.

Afin de subsister aux besoins de sa famille, sa fille ainée achète des sachets d’eau qu’elle revend à la criée dans les rues. Lorsqu'elle n’arrive pas à faire assez de bénéfices, elle doit aller mendier avec ses autres frères et sœurs.

« Tout ce que je veux, c’est de la nourriture. Je n’aime pas voir mes enfants souffrir de la faim. Je suis prête à rentrer chez moi aujourd’hui si le gouvernement nous informe que la sécurité est rétablie, nous pourrions cultiver notre propre nourriture sur notre terre. »

3 dollars pour 3 jours de travail

Shettima a plus de 50 ans et, jusqu’il y à peu, il avait encore deux métiers. Agriculteur d'une part et travailleur dans l’industrie du charbon, ce qui lui permettait d’envoyer ses 3 enfants à l’école. Un jour il a même pu vendre une vache qui lui a rapporté une bonne somme d’argent.

C’est alors qu’il apprend que Boko Haram a entendu parler de cette somme d’argent et est à sa recherche. Il décide donc de fuir avec sa famille à pieds vers la ville de Maiduguri.

Aujourd’hui, il vit dans un abri qu’il a  construit avec de la tôle et des morceaux de bois. Il est travailleur journalier dans un commerce de charbon mis en place par les déplacés eux-mêmes en collaboration avec la population de Maiduguri.

Pour 3 jours de travail, il perçoit 3 dollars. Il reçoit aussi de l’aide humanitaire mais ce n’est pas assez pour subvenir aux besoins de sa famille. Il s’inquiète surtout pour le futur de ses enfants et espère pouvoir rentrer bientôt pour reconstruire son village.

Oxfam apporte de l’aide vitale

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Oxfam distribue de l’eau potable et de la nourriture aux plus vulnérables au Nigeria, au Niger et au Tchad. Mais nous avons besoin de votre aide face à l’ampleur considérable de cette crise.

Les projets d'Oxfam au Niger bénéficient de financements du Departement Internationaal Vlaanderen. Les projets d'Oxfam au Tchad bénéficient de financements de la province du Brabant Flamand.

Departement Internationaal Vlaanderen       Province du Brabant Flamand