Pays du G7 : faites le choix d’une énergie propre

06/06/2015

Les politiciens des pays du G7 ont le pouvoir de freiner rapidement le changement climatique tout en faisant des économies.

A partir de demain, 7 pays industrialisés se retrouveront ensemble à Munich pour un nouveau sommet du G7. Les chefs d’états de France, d’Allemagne, d’Italie, du Royaume-Uni, du Japon, du Canada et des Etats-Unis vont y discuter d’économie, de finances et de problèmes internationaux majeurs.

En amont de ce sommet, Oxfam publie un nouveau rapport (« Qu’ils mangent du charbon ») qui détaille la consommation énergétique des pays du G7.

Quelques faits et chiffres marquants issus de ce rapport :

  • Le fait que les pays du G7 tirent autant d’énergie du charbon risque de coûter 450 milliards de dollars par an d’ici la fin du siècle.
  • Le charbon est le principal moteur du changement climatique, responsable à lui seul d’un tiers de l’ensemble des émissions de C02 depuis la révolution industrielle (1750).
  • Le charbon représente aujourd’hui près des trois quarts (72 %) des émissions générées par le secteur de l’électricité.
  • Ces centrales à charbon génèrent 2x plus d’émissions d’origine fossile que l’Afrique et 10x plus que les 48 pays les moins avancés.
  • A cause du changement climatique, la production agricole des paysans du monde entier s’effondre, à hauteur de millions de tonnes par an.  Le changement climatique aggrave ainsi la faim dans le monde.

Bonne nouvelle :

les politiciens des pays du G7 ont le pouvoir de freiner rapidement le changement climatique tout en faisant des économies. 

La France pourrait complètement abandonner le charbon d’ici à 2020, l’Italie peu après, la Grande-Bretagne d’ici à 2030, le Japon 2015 et l’Allemagne 2040.

La Belgique donne pour une fois le bon exemple et elle a fermé sa dernière mine de charbon (à Zolder) en 1992. Aujourd’hui, une seule centrale électrique belge fonctionne encore avec du charbon (à Langerlo).

Les 7 pays industrialisés les plus riches doivent donner le bon exemple. Ils doivent de toute urgence s’engager dans une transition vers des sources d’énergie propres et renouvelables : des alternatives plus sûres et plus économiques, qui permettraient de créer des millions d’emplois à travers le monde.