Pourquoi faut-il continuer de mettre la pression sur la politique climatique ?

28/03/2019

Du dimanche 24 au mardi 26 mars, des citoyen.ne.s concerné.e.s, des militant.e.s, des organisations de la société civile et des universitaires ont occupé la rue de la Loi. Leur message ? Le monde politique doit assumer ses responsabilités et voter un amendement constitutionnel rendant possible une Loi spéciale sur le climat. Oxfam a soutenu cette mobilisation exceptionnelle et historique.

Nous ne pouvons plus attendre. Les effets du changement climatique touchent déjà des centaines de millions de personnes chaque année. Il y a à peine une semaine, le cyclone Idai a provoqué d'importants dégâts au Mozambique, au Malawi et au Zimbabwe. Les communautés les plus pauvres avec lesquelles Oxfam travaille sont les premières et les plus touchées bien qu’elles en soient le moins responsables.

Pourquoi une loi sur le climat doit-elle être introduite maintenant ?

La politique climatique belge est en train d'échouer. Les différents gouvernements n’arrivent pas à se coordonner et des choix politiques importants ne sont pas faits. La Belgique n'atteint pas ses objectifs climatiques – ces derniers n’étant par ailleurs pas assez ambitieux pour être en ligne avec l’Accord de Paris.

C'est un gros problème, car sans une politique climatique ambitieuse, il sera impossible de limiter le réchauffement climatique à un maximum de 1,5 ° C. Ce réchauffement provoquera de plus en plus de catastrophes naturelles et aura un impact majeur sur les groupes de population les plus vulnérables.

La demande de révision de l'article 7bis de la Constitution permettrait par la suite l'adoption d'une Loi spéciale climat ambitieuse. Cette loi s’imposerait à toutes les entités, du fédéral aux régions, en passant par les communautés. Ne pas réviser l’article 7bis avant la fin de cette législature signifierait potentiellement un blocage de cette option pour au minimum 5 années supplémentaires.

Et maintenant ?

En votant contre la modification de l'article 7bis de la Constitution, l'OpenVLD, le CD&V et la N-VA ont potentiellement bloqué cette option pour cinq années supplémentaires. Les prochains gouvernements devront être des « gouvernements climatiques ». Après déjà 4 mois de mobilisation (la première marche pour le climat était le 2 décembre 2018), la population continue à demander une politique ambitieuse, à la hauteur des défis qui nous attendent, et qui respecte les engagements pris il y a 4 ans déjà à la COP de Paris.

Presque tous les partis politiques disent vouloir mettre en place des mesures concrètes. A l’aube des élections fédérales et européennes, il est donc important de maintenir la pression tant au niveau belge qu’au niveau européen. Le prochain rendez-vous est fixé au dimanche 31 mars pour la 5ème marche climatique « Rise for Climate ».

 

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