Prix Nobel pour un partenaire d’Oxfam

10/12/2015

L’Union générale tunisienne du travail, une organisation partenaire d’Oxfam, a reçu aujourd’hui le Prix Nobel de la paix.

Ce n’est pas facile de suivre les pas de Malala Yousafi, d'Aung San Suu Kyi et d’autres grandes figures. Mais c’est ce que 4 organisations tunisiennes viennent d’accomplir cette année : ils reçoivent le prix Nobel de la Paix pour leur contribution décisive à la construction d'une démocratie pluraliste en Tunisie après le printemps arabe.

Une des 4 organisations  à recevoir ce prix Nobel est l’Union générale tunisienne du travail, un partenaire d’Oxfam.

« Une source d’inspiration »

« Nous sommes extrêmement fiers de l'Union générale tunisienne du travail, ils jouent un rôle tellement important dans la société tunisienne. Ils sont une source d’inspiration pour nous, qui nous encourage à continuer à nous battre pour la justice, les droits des femmes et un monde meilleur pour tous », affirme Stefaan Declercq, secrétaire général d'Oxfam-Solidarité.

Place à la démocratie

Les 4 organisations tunisiennes ont ouvert la voie à un dialogue public entre les citoyens, les décideurs politiques, et les autorités du pays. Grâce à ce dialogue, la Tunisie est devenue plus démocratique, et ses habitants ont plus de droits qu’avant la révolution. Une situation qui contraste avec beaucoup d’autres pays, où malgré le Printemps Arabe, les habitants sont toujours en train de manifester et de se battre pour leurs droits et la liberté.

Mettre fin à la violence

« Le vaste dialogue mis en place par ces 4 organisations a empêché la propagation de la violence en Tunisie, ce travail peut donc être assimilé aux ‘congrès de paix’ évoqués par Alfred Nobel dans son testament, » explique le comité Nobel.

Ces 4 organisations ont aussi démontré qu’il était possible de promouvoir une séparation entre la religion et l’Etat tout en respectant l’islam et en servant  les intérêts du pays. De plus, elles ont prouvé qu’il était possible de travailler pacifiquement vers un nouveau régime et des élections libres, même dans des conditions très difficiles, conclut le comité Nobel.