Vision

La vision d’Oxfam, c’est un monde juste et sans pauvreté. Nous imaginons un monde dans lequel les individus peuvent influencer les décisions qui affectent leur vie, exercer pleinement leurs droits et remplir leurs responsabilités en tant que citoyens à part entière d’un monde dans lequel tous les êtres humains sont considérés et traités sur un pied d’égalité.

Pour Oxfam, la question du développement est avant tout une question de droits. Chacun sur terre doit pouvoir jouir pleinement de ces droits.

Avec des partenaires locaux, nous nous sommes donc fixé pour mission la réalisation les 5 droits fondamentaux suivants.

1. Chacun a le droit à des moyens de subsistance durables

Oxfam lutte pour que chacun bénéficie d’un travail et de revenus décents, dans les pays riches comme dans les pays pauvres, dans les villes comme dans les campagnes. Des millions de personnes travaillent sans parvenir à joindre les deux bouts et subissent des conditions inhumaines.

Oxfam combat cette injustice en appuyant un développement local durable et le respect des droits des travailleurs.

  • Exemple : au Cambodge, Oxfam travaille avec le partenaire local C.CAWDU. Ils travaillent ensemble avec les ouvrières du secteur textile pour défendre leurs droits à la concertation sociale et à un travail décent. L’organisation veille au respect et à l’amélioration de la législation en participant activement aux concertations nationales.

2. Chacun a le droit à l’identité et à la diversité

Oxfam lutte pour que chacun bénéficie des mêmes droits indépendamment de sa couleur, de ses croyances, de son sexe... Un point d’attention particulier d’Oxfam porte sur la position des femmes.

Avec des partenaires locaux, nous œuvrons pour améliorer la position des femmes et nous travaillons particulièrement sur la question de la violence contre les femmes.

  • Exemple : au Guatemala, Oxfam travaille avec le partenaire local GGM (Grupo Guatemalteco de Mujeres). Ils luttent à tous les niveaux contre la violence faite aux femmes. Ils disposent d’un centre d’accueil à Ciudad de Guatemala qui offre aux femmes victimes de violences un accompagnement social, légal, médical et psychologique.

3. Chacun a le droit à des services sociaux de base

Oxfam lutte pour que chacun ait accès à des services sociaux comme l’eau, les soins de santé ou l’éducation.

Ces services essentiels doivent être abordables financièrement et facilement accessibles. Il est du devoir des autorités publiques d’assurer cela, et non du secteur privé.

  • Exemple : au Mali, nous travaillons avec le partenaire local CAD-Mali (Coalition des Alternatives Africaines Dette et Développement). Ils militent pour la participation civile et l’accès aux services sociaux de base. L’association se penche sur l’utilisation des fonds publics afin de s’assurer qu’ils soient utilisés à bon escient, qu’ils visent à améliorer l’accès de la population aux services sociaux de base.

4. Chacun a le droit à la vie et à la sécurité

Oxfam lutte pour que chacun puisse vivre en sécurité. Avec nos partenaires, nous fournissons de l’aide lors des situations d’urgence et menons des actions de prévention des catastrophes.

En outre, nous sommes également actifs dans la gestion et la prévention des conflits.

  • Exemple : dans le Territoire palestinien occupé, les conditions de vie des petits paysans qui doivent composer avec un accès difficile aux terres, à l’eau ou aux semences. En outre, ils éprouvent de nombreuses difficultés à revendre leur production sur les marchés environnement vu le blocus exercé par Israël. Dans ce contexte de crise, UAWC, partenaire d’Oxfam, tente de renverser la tendance avec des projets concrets via des réseaux nationaux et internationaux. L’UAWC, union des comités agricoles, lutte ainsi pour la survie des communautés paysannes dans le Territoire palestinien occupé. Son objectif principal est d’aider les agriculteurs à améliorer leur productivité agricole et à commercialiser leurs produits.

5. Chacun a le droit d’être entendu

Oxfam lutte pour que chacun ait son mot à dire quant à son avenir. Pour Oxfam, les peuples ont le droit de s’exprimer et de déterminer eux-mêmes leur forme d’organisation et leur politique économique.

  • Exemple : Au Laos, 85% de la population vit encore de l’agriculture paysanne. Le pays a amorcé depuis quelque temps un virage vers une société plus moderne et industrialisée. Grâce à une politique ambitieuse, le gouvernement laotien espère faire sortir son pays de la liste des pays les moins avancés. Pour accompagner ce changement, notre partenaire Lao Federation of Trade Unions (LFTU) soutient les nouveaux travailleurs du secteur industriel afin de leur permettre de s’organiser et de défendre leurs droits.