Que fait Oxfam pour la citoyenneté active

Oxfam veut mettre les communautés locales et les voix des femmes, des hommes et des jeunes au cœur du changement. Par leur dialogue avec les gouvernements et les entreprises, mais aussi par la pression qu’elles exercent sur ceux-ci. 

Un mouvement en faveur du changement

Les citoyennes et les citoyens doivent pouvoir revendiquer leurs droits à des moyens de subsistance et à un travail décent. C'est pourquoi Oxfam s’emploie à leur permettre de devenir des membres respectés à part entière de leur société et de leur économie. Pour ce faire, nous collaborons avec les communautés locales et nous militons auprès des gouvernements nationaux en faveur du changement. Nous menons campagne à l’échelon mondial afin que les politiques des pays riches cessent de créer ou de perpétuer la pauvreté. Nous soutenons les manières innovantes de mettre en place un mouvement en faveur du changement, au Nord comme au Sud. 

Nous sommes convaincus que les personnes en situation de pauvreté qui font entendre leur voix constituent une formidable source d’espoir d’un véritable changement et d’un plus grand pouvoir dans leur vie. C’est pourquoi à travers tous nos programmes, que ce soit lorsque nous travaillons avec les communautés locales, militons pour le changement ou apportons une aide humanitaire, nous aidons toujours les individus à faire valoir leurs droits essentiels à la vie et à la sécurité, à des moyens de subsistance durables et à des services élémentaires tels que la santé et l’éducation.

Enfin, quand les femmes ont le pouvoir, elles peuvent s’opposer à la violence et à l’exploitation. L'autonomisation des femmes est l'un des principaux moteurs du développement humain. Nous continuerons à donner la priorité absolue au soutien des femmes et des filles afin que leurs rôles dans la société et l’économie soient correctement valorisés et reconnus.

Lutter pour un travail décent

En Asie du Sud-Est, Oxfam-Solidarité collabore avec des organisations locales pour la promotion du droit au travail décent. Par exemple, au Vietnam, Oxfam travaille au renforcement des capacités des travailleurs migrants afin de leur permettre de réclamer des conditions de travail et de vie décentes, en leur donnant accès à de l’information juridique et en les aidant à développer un réseau de contacts.

Au Cambodge, nos partenaires, des syndicats indépendants, s’attèlent à la défense des droits de nombreux travailleurs des secteurs du textile, du tourisme et des services. Les syndicats font pression sur les employeurs pour qu’ils respectent la législation nationale et ils plaident auprès des autorités pour une meilleure protection sociale.

Éduquer et sensibiliser chez nous

Oxfam accorde également beaucoup d’importance à l’éducation au développement au Nord, qui a pour ambition de changer les attitudes et les comportements des gens en vue de participer à la construction d’un monde plus solidaire. Par exemple, l’atelier d’immersion « Mondiapolis » met en avant les problématiques liées à la consommation, à la mondialisation et à la face cachée des grandes marques. A travers un voyage virtuel au Cambodge, cet atelier permet à des groupes de jeunes ainsi qu'à des adultes de faire connaissance avec les hommes et les femmes qui fabriquent les marchandises destinées à la consommation de masse et dont les conditions de travail contrastent avec l’image criante de bien-être véhiculée dans les publicités des produits que nous achetons ici.

Un autre exemple de sensibilisation au Nord est la campagne « la face cachée des marques » qui permet aux consommateurs de demander des comptes aux entreprises. Oxfam a analysé les politiques agricoles et les chaînes d’approvisionnement de 10 grandes entreprises du secteur alimentaire et des boissons. Elles négligent les droits de milliers de personnes qui produisent leurs matières premières. A travers une pétition et des messages sur les réseaux sociaux à l’attention des grandes marques les consommateurs appellent donc ces entreprises à plus de transparence et à éliminer les injustices tout au long de leurs chaînes d'approvisionnement. Quant aux gouvernements, ils doivent s'assurer que les entreprises ne violent pas les droits de leurs citoyens et que ceux-ci aient accès à des mécanismes judiciaires efficaces. Les gouvernements doivent également bâtir une nouvelle gouvernance mondiale pour prévenir les crises alimentaires et pour une répartition plus équitable des ressources rares. Fin octobre 2013, « la face cachée des marques » a lancé une pétition qui a porté ses fruits : Coca-Cola s’est engagé à une tolérance zéro en ce qui concerne les accaparements de terres dans sa chaine d’approvisionnement en sucre.

Jeunes en action

Par ailleurs, les groupes locaux d’Oxfam-en-Action permettent à de jeunes citoyens belges de s’engager pour la justice, une utilisation équitable des ressources naturelles de la planète et une économie mondiale qui réduit les inégalités.