Record du monde du chômage à Gaza

07/07/2015

Un an après le conflit de 2014 à Gaza, Oxfam livre aujourd’hui un constat accablant : pour la majeure partie de la population, les conditions de vie ne se sont pas améliorées et, sans grand espoir d’emploi, de reconstruction ni de sécurité, l’avenir s’assombrit pour toute la jeune génération.
Le conflit a porté un nouveau coup à l’économie de Gaza, déjà mise à mal par huit années de blocus israélien, limitant la sortie des personnes et des marchandises de même que l’entrée de matériaux de construction essentiels. L’économie dépend de plus en plus de l’aide internationale, dont 80 % de la population est désormais tributaire. Le chômage atteint des sommets dans le monde, avec 67,9 % des personnes de moins de 24 ans désormais sans travail. Même parmi les diplômés, le chômage atteint 40 %. On estime que 300 000 jeunes gazaouis ont besoin d’un soutien psychosocial pour surmonter le traumatisme dû au conflit et au stress du blocus.

Liesbeth Goossens, responsable du plaidoyer humanitaire pour Oxfam-Solidarité :

« Si l’on espère apporter une solution durable à ce conflit, les jeunes doivent avoir la perspective d’un avenir dans lequel ils peuvent étudier, poursuivre leurs rêves et avoir les moyens de fonder une famille, sachant qu’il y aura de l’espoir pour leurs enfants. Gaza doit être reconstruite dans les plus brefs délais. Sa population doit également pouvoir se déplacer, faire du commerce et trouver un emploi dans une économie qui fonctionne. Une paix durable passera par le développement économique et par le respect des droits fondamentaux. Or seule la levée du blocus permettra de réunir ces deux conditions ».

Au rythme actuel, beaucoup d’adolescentes et adolescents d’aujourd’hui seront des parents âgés quand la reconstruction s’achèvera à Gaza : selon les dernières estimations, reconstruire les habitations nécessaires pourrait prendre plus de 70 ans.

Malgré le cessez-le-feu temporaire de l’an dernier, les actes de violence à l’encontre de la population civile se poursuivent. Outre près de 170 tirs d’essai principalement effectués sur la mer, six roquettes palestiniennes ont été tirées sur Israël, contre plus de 700 incidents de tir israéliens sur Gaza durant la même période.

Notes aux rédactions :

  • Selon la Banque mondiale, le taux de chômage dans la Bande de Gaza est désormais le plus élevé du monde (mai 2015).
  • La politique de séparation de la bande de Gaza et de la Cisjordanie mise en œuvre par le gouvernement israélien a eu un impact dévastateur sur l’économie et l’emploi. La Banque mondiale a récemment estimé qu’elle ampute le PIB actuel de Gaza de 3,9 milliards de dollars. Dans la bande de Gaza, les effectifs du secteur autrefois prospère de la construction ont été plus que divisés par deux depuis le début du blocus, malgré les besoins pressants en matière de reconstruction après le conflit. Rien que l’an dernier, la production agricole a diminué de 31 %. Pour les actifs, les salaires ont baissé de 15 % depuis le début du blocus, passant de 69,1 NIS par jour en 2007 à 61,4 aujourd’hui. Dans le secteur de l’agriculture et de la pêche, les salaires ont même chuté de 26 %. La fermeture de la frontière avec l’Égypte a en effet restreint davantage encore la circulation des personnes.
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