Réfugié.e.s burundais.e.s en Tanzanie: à l’abri des violences, mais pas du besoin

02/09/2020

La candidature en avril 2015 à un troisième mandat controversé du président Pierre Nkurunziza a plongé le Burundi dans une crise politique et poussé à l’exil quelque 400.000 personnes en Ouganda, au Rwanda, en RDC et surtout en Tanzanie où 168.000 Burundais.e.s vivent toujours. Les retours ont débuté mais les conditions dans les camps restent très précaires, alerte Oxfam.

Le plus grand d’entre eux, le camp de Nduta, dans le nord-ouest du pays accueille à l’heure actuelle 75.000 réfugié.e.s burundais.es à lui tout seul. L’évaluation des besoins faite par la DG de la Commission européenne chargée de la protection civile et des opérations d'aide humanitaire (ECHO) l’an dernier identifiait l'eau comme un besoin majeur dans les camps. Un défi majeur toujours d’actualité selon Oxfam.

« Les systèmes de pompage et d’approvisionnement en eau depuis la rivière avoisinante de Nyangwa se sont retrouvés rapidement en situation de surcapacité. Il y a eu de nombreuses pannes. Les écoles du camp étaient mal approvisionnées en eau, ce qui posait un problème pour le lavage des mains des enfants », témoigne Ugo Puccio, responsable des partenariats institutionnels chez Oxfam Belgique et qui suit la situation dans les camps de près depuis le début de la crise.

Depuis 2015, près de 14 millions d’euros ont été investis par la confédération Oxfam, ECHO, le gouvernement belge ou l’agence de coopération suédoise SIDA pour répondre aux besoins des réfugiés dans les camps.

Quels sont les besoins ?

Même si la plupart des camps bénéficient à l’heure actuelle d’un approvisionnement adéquat en eau potable, garantissant la quantité officiellement recommandée, à savoir 15 litres par personne et par jour, les besoins continuent d’être importants.

Les besoins alimentaires des réfugié.e.s, la mise en place de structures sanitaires capables de fournir des soins de santé de base, la création d’un environnement d’apprentissage sûr pour les enfants et la protection des personnes vulnérables dans la communauté des réfugiés sont autant de défis auxquels les agences humanitaires doivent répondre.  

Rester en exil ou rentrer 

Le Haut-Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés et ses partenaires ont commencé à organiser le rapatriement des réfugié.e.s burundais.e.s au mois de Septembre 2017. D’après le dernier monitoring publié par le Haut-Commissariat des Nations Unies, plus de 92.000 personnes ont déjà pris le chemin du retour. Mais nombre d’entre eux craignent toujours pour leur sécurité.

Oxfam a dès lors étendu sa réponse humanitaire au moins jusqu’à 2021 et l’a élargie à 10 communautés d'accueil autour du camp de Nduta en fournissant un soutien WASH, de l’assistance alimentaire et en faisant de la prévention contre la violence à à l’égard des femmes.  

Notes aux rédactions

  • Grâce à un financement de l'aide humanitaire de l'Union européenne, Oxfam a construit 600 toilettes familiales et autant de douches et sensibilisé 60.000 réfugié.es aux pratiques d’hygiène.
  • Oxfam a mobilisé plus de 14 millions d'euros depuis 2015 auprès de différents donateurs pour répondre aux besoins des réfugié.e.s burundais.e.s. Ces donateurs incluent ECHO, SIDA, DFID, GAC, GFO, le gouvernement belge, le gouvernement irlandais, OxfamHong Kong, le BPRM et le HCR.

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