Sauvons la taxe sur les transactions financières

Des milliards d’euros sont à portée de main pour combattre la pauvreté et le changement climatique. Mais les décideurs politiques belges font encore et toujours barrage à cette opportunité.

Vous aussi, vous trouvez cela aberrant ?

Alors envoyez un e-mail (dans la colonne de droite de cette page) au Premier ministre Charles Michel.

Parce que le mardi 23 mai prochain, son ministre des Finances Johan Van Overtveldt et 9 autres ministres européens des Finances vont en effet mener des négociations sur cette taxe dite « Robin des Bois » ou taxe sur les transactions financières.

Et il n’y a plus aucune excuse qui vaille.

Le fait de mettre en place la taxe sur les transactions financières fait partie de l’accord de gouvernement. Mais le ministre Johan Van Overtveldt travaille depuis des mois à faire échouer ce projet, continuant toujours d’ajouter de nouvelles exigences au fil des négociations européennes. Or aujourd’hui les autres pays ont satisfait à toutes les exigences de Johan Van Overtveldt….

Et il continue d’hésiter !

Une petite taxe (de 0,0%1 à 0,1%) sur certaines transactions financières spécifiques...

...pourrait ainsi rapporter des milliards d’euros.

Imaginez-vous l'impact sur la lutte contre la pauvreté et le changement climatique.

Rien qu’en Belgique, on estime qu’elle pourrait rapporter par moins de 1,6 milliards d’euros chaque année.Et elle ne touchera pas l’épargne des citoyens ordinaires.

Mais le lobby des banques met notre ministre sous pression, et la Belgique essaie donc de vider la taxe de toute substance. Il n’y a plus d’excuse : faites savoir à notre premier ministre qu’il doit exiger du ministre Van Overtveldt qu'il ratifie la proposition actuelle, afin que cette taxe puisse enfin être implémentée !

Vous aussi, vous lui envoyez ce message ?

Plus d’infos sur la taxe sur les transactions financières sur cette page.

En remplissant le formulaire ci-contre, vous envoyez cet e-mail au Premier ministre Charles Michel :

Monsieur le Premier ministre, Charles Michel.

Je vous écris au sujet de la taxe sur les transactions financières.

Les négociations entre ministres européens concernant la taxe sur les transactions financières durent depuis 2013. Et après 4 ans de négociations, un compromis a enfin été trouvé. Le 23 mai, la Belgique sera en mesure de le ratifier, lors de la réunion ECOFIN des Ministres européens des Finances. Votre ministre des Finances, Johan van Overtveldt, participera également à cette réunion.

Suite à la demande en ce sens de la Belgique, la dernière version de ce compromis contient désormais une clause d’opt-out nationale pour les fonds de pension. La Belgique peut donc faire le choix de maintenir les fonds de pension hors de cette taxe si elle le désire. Avec ce changement, toutes les exigences de la Belgique sont donc satisfaites. Il n'y a donc plus aucune raison d’aller à l’encontre de cette taxe.

La taxe sur les transactions financières est une taxe minimale de 0,01% à 0,1%, sur les transactions d'un secteur qui fait des profits énormes. Or cette taxe pourrait avoir de grands avantages pour notre société. Cette « petite » taxe sur les transactions financières rapporterait ainsi pas moins de 1,6 milliard d’euros à la Belgique, une somme plus que bienvenue pour investir dans des mesures sociales, une politique climatique ambitieuse et la coopération au développement.

M. Michel : la majorité de vos concitoyens, entre 57% et 61%, veut que cette taxe voie le jour. Et moi aussi, c’est pourquoi je vous demande par la présente d’exiger de Johan van Overtveld qu’il ratifie ce projet de taxe. Sincères salutations.