Survivre à la sècheresse en Somalie

20/06/2017

La sécheresse met 439.0000 personnes en situation d’urgence en Somalie et des millions d’autres n’ont pas assez à manger. Oxfam leur apporte de l’eau potable et une aide financière pour acheter de la nourriture.

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Le bétail meurt en masse

A l’est du Somaliland, une région autonome du nord de la Somalie, la situation est particulièrement critique. Les niveaux d’eau baissent, les puits s’assèchent et le bétail meurt en masse. Des pertes qui ont un impact dévastateur sur les communautés pastorales qui dépendent de leurs troupeaux pour leur nourriture comme pour leurs moyens de subsistances.

Les chameaux, par exemple, sont ainsi traditionnellement utilisés comme une forme d’investissement et d’épargne. « Quand nous avions besoin d’argent, nous vendions un chameau. » explique Sabaad Mohammud Mussa, 23 ans, qui a perdu 27 de ses 30 chameaux à cause de la sécheresse.

« J'en fais des cauchemars »

Aux troupeaux décimés s’ajoute une explosition des prix alimentaires. Ayan Said (photo ci-dessous), 23 ans, avait un troupeau de 300 moutons. « Nous étions toujours occupés, à nourrir le troupeau, à en prendre soin. C’était notre vie – nous avions bien assez de nourriture à l’époque. » En deux mois de sécheresse, 280 de ses moutons sont morts. « Nous n’avions même plus de nourriture pour les 20 qu’il nous restait »

C’est alors que son plus jeune fils Ismail*, 2ans, est tombé malade. Affaibli par la faim, il a attrapé la diarrhée et la grippe. Il en est mort. « Maintenant je me retrouve seule avec mon autre enfant, et je suis terrifiée par la faim et la soif. J’en fais des cauchemars. »

« Je me suis dit que ce devait être un faux numéro »

Au Somaliland, Oxfam organise des transferts d’argent via GSM pour que les personnes vulnérables puisent acheter de la nourriture et des médicaments adaptés aux besoins de leur famille. Des personnes comme Chinow Aden (photo ci-dessous), veuve et mère de 6 enfants, qui a perdu toutes ses 50 têtes de bétails « Toute notre vie dépendait de ces animaux. [Depuis la sécheresse], je cuisinais un demi-kilo de riz [pour mes 6 enfants], le soir, quand j’avais de quoi. »

« Un jour, j’ai entendu une notification sur mon GSM. Je me suis dit que ce devait être un faux numéro…Mais j’ai vu sur l’écran le montant de 143 dollars. J’ai commencé à crier. J’étais très heureuse. J’ai utilisé cet argent pour acheter de la nourriture. La nourriture, c’est notre priorité numéro un. Si je reçois encore de l’argent j’achèterais aussi d’autres choses comme des chaussures pour les enfants et des médicaments. L’argent liquide, ça donne le pouvoir de choisir [en fonction de vos besoins]».

Un accès à l’eau crucial

En plus de ratifier la nourriture disponible, la sécheresse et l’asséchement des puits favorisent la propagation des maladies. Qali Abdulle, une mère de 9 enfants, explique ainsi : « L’eau était très mauvaise mais nous étions obligés de la boire. Elle donne la diarrhée et d’autres maladies. Je me sentais mal [de donner cette eau à boire à mes enfants] mais je n’avais pas le choix. Le but était de les garder hydratés pour les maintenir en vie, même si nous savions que ça allait les rendre malades. »

C’est pourquoi Oxfam distribue de l’eau potable au Somaliland, soit par camions citernes, soit en réhabilitant des puits et des sanitaires. « Cette eau potable, elle nous redonne vie », confirme Qali Abdulle. « Nous pouvons l’utiliser pour boire, pour cuisiner, pour nous laver; Les enfants sont en meilleure santé maintenant. »

Faites un don pour soutenir le travail d'Oxfam

La première vague d’aide d’urgence d’Oxfam au Somaliland vise à atteindre au moins 20.000 personnes et nous espérons pouvoir atteindre 200.000 personnes de plus sur les 12 prochains mois.