Syrie : bientôt 3 ans de crise

25/02/2014

La crise syrienne, qui a débuté il y a maintenant 3 ans, ne cesse de s’aggraver. 9,3 millions de personnes ont aujourd’hui besoin d’aide à l’intérieur du pays : une solution politique doit être trouvée de toute urgence. Oxfam vient en aide à plus de 900.000 personnes en Syrie, au Liban et en Jordanie.

L’action d’Oxfam sur le terrain

Au Liban, où aucun camp n’est installé malgré l’afflux de réfugiés, nous procurons des kits d’hygiène ainsi que de l’argent liquide à des familles vulnérables pour qu’elles puissent accéder à un logement décent. Nous travaillons également dans plusieurs endroits du pays afin d’améliorer l’accès des réfugiés à l’eau et aux installations sanitaires. Un partenaire d’Oxfam a par ailleurs commencé à proposer des consultations psychosociales aux femmes et enfants. Depuis le début de l’hiver, nous distribuons des vêtements chauds, des couvertures, des kits d’hygiène et des bâches étanches contre les intempéries.

En Jordanie, nous sommes actifs dans le camp de Zaatari où nous avons fourni des latrines d’urgence à 20.000 réfugiés. Nous avons construit des complexes sanitaires pour 8.000 personnes dont nous avons récemment pu confier la gestion aux résidents. Nous avons également organisé un programme d’éducation à l’hygiène. En dehors des camps, nous apportons une assistance financière aux familles qui risquent de se faire expulser de leurs abris.

En Syrie même, nous avons expédié 20 tonnes d’équipements d’approvisionnement en eau et nous fournissons déjà de l’eau potable à plus de 500.000 personnes. Nous effectuons par ailleurs des réparations sur les infrastructures existantes qui sont considérablement endommagées. Nous avons notamment installé des générateurs pour fournir l’électricité nécessaire à deux stations de traitement d’eau à Damas et dans la province éponyme.

Une solution politique de toute urgence

Malgré quelques premiers signes encourageants, les pourparlers de paix dits de « Genève II » n’ont toujours pas abouti à de réels progrès sur le plan humanitaire pour les millions de Syriens qui ont besoin d’aide. Nous espérons que la nouvelle phase de négociation planifiée portera ses fruits. La communauté internationale ne doit pas compromettre les négociations et les participants doivent se mettre d’accord sur un arrêt complet des transferts d’armes et de munitions vers la Syrie, transferts qui attisent le conflit et provoquent des dommages considérables.