Un demi-million de Yéménites déplacé.e.s par les violences et menacé.e.s par la faim doivent maintenant affronter un hiver glacial

19/12/2018

Les familles yéménites qui ont dû fuir leur foyer se préparent à passer un rude hiver dans des régions déjà menacées par la famine, sans abris adaptés ni combustibles. Pour permettre de venir en aide au plus de civils possible, l’ONG Oxfam appelle au respect du cessez-le-feu conclu en Suède. Oxfam demande aussi à la Belgique, nouveau membre du Conseil de sécurité de l'Onu, d’aider à trouver une solution politique.

Déplacé.e.s, affamé.e.s et maintenant face au froid

Les températures hivernales risquent de descendre en dessous de zéro dans les régions montagneuses. La pluie apportée par les vents du sud-ouest pourrait provoquer de violents torrents et des inondations. Parmi les 530.000 personnes déplacées qui habitent dans ces zones, beaucoup vivent dans des abris de fortune, sans protection contre les intempéries. Près de 20.000 personnes déplacées vont quant à elles affronter l’hiver dans des régions où la famine est déjà officiellement déclarée.

Muhsin Siddiquey, directeur d'Oxfam au Yémen : « Les températures glaciales pourraient être l’épreuve de trop pour des familles qui luttent déjà pour surmonter la famine. Imaginez-vous devoir survivre sous une tente quand il gèle, loin de chez vous, sans savoir d'où viendra votre prochain repas : c'est l'affreuse perspective qui attend des dizaines de milliers de familles. »

Maintenir le cessez-le-feu à tout prix 

Bien que les parties belligérantes aient accepté un cessez-le-feu et le retrait des forces armées de la ville et du port de Hudaydah lors des négociations en Suède la semaine dernière, des affrontements, des bombardements et des frappes aériennes ont continué d’avoir lieu ces derniers jours.

Muhsin Siddiquey : « Il est vital que le cessez-le-feu soit respecté afin que l'aide puisse atteindre le plus grand nombre de civils cet hiver. La communauté internationale ne peut pas partir du principe que les accords conclus en Suède vont tout régler. Elle doit maintenir la pression sur les parties belligérantes pour qu'elles déposent les armes et œuvrent à une solution pacifique. »

« La Belgique sera un membre actif du Conseil de sécurité de l'ONU dans deux semaines », ajoute Catherine De Bock, chargée de plaidoyer humanitaire pour Oxfam-Solidarité. « Nous comptons donc sur la Belgique pour adopter une position proactive au sein de ce Conseil afin de rechercher une solution politique à la situation au Yémen. »

Aide d’urgence et solidarité

« Mais le Yémen ne peut se contenter d’attendre une solution politique », poursuit Catherine De Bock. « La population a besoin d’une aide d’urgence. La situation au Yémen est considérée par l'ONU comme étant la pire crise humanitaire au monde. Un constat auquel les citoyens belges sont sensibles. Dans le cadre de l’opération caritative flamande Warmste Week, des dizaines d'actions ont déjà été lancées pour soutenir la population du Yémen. La radio néerlandophone Radio 1 a également lancé une action supplémentaire : un simple SMS « Jemen » envoyé au 4342 peut faire la différence pour des milliers de Yéménites. »

Contactez-nous

Presse francophone
Esther Favre-Félix
0485/57.78.01
efa@oxfamsol.be

Presse néerlandophone
Leen Speetjens
0484/10.17.87
lsp@oxfamsol.be

Suivez-nous

Globo
Abonnez-vous au magazine trimestriel d’Oxfam-Solidarité. Envoyez-nous un mail à globo@oxfamsol.be.

Twitter
Suivez-nous sur Twitter.